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vendredi 9 mai 2008

Hillary Clinton me fiche la trouille! Scénario US le moins pire pour le monde...


Je suis de très près la campagne des primaires démocrates aux USA, notamment grâce à ce qu'en disent AJM, A2N, et KamerunScoop qui la commentent au quotidien.

Une chose me gène atrocement dans cette campagne, c'est le racisme qui suinte d'Hillary pour tenter d'entraver la marche d'Obama.

De même, l'indulgence des médias vis-à-vis des faux pas et des couacs de campagnes d'Hillary (et aussi de Mac Cain), et leur sévérité vis-à-vis de ceux d'Obama en dit long.

Vu de mon fauteuil, avec les infos dont je dispose voici ce qui ressort:

Obama, qui a voté contre la guerre en Irak, qui tient le discours le moins militariste de cette campagne (contrairement à Mac Cain et Clinton qui jouent à celui qui sera le plus belliqueux, qui incarnera le mieux le chef de guerre national, dans une réthorique que ne renierait pas pas un futur chancelier allemand en campagne), est finalement le candidat le plus cohérent et qui aura commis le moins de fautes dans cette campagne. A tel point qu'il faut chercher vraiment loin, et gonfler vraiment beaucoup pour lui reprocher quelque chose.

Car on est loin des appels au génocide et à la croisade des pasteurs sionistes de Mac Cain. On est loin des menaces d'anéantissement de l'Iran de la candidate Hillary. On est loin des allusions racistes à peine voilées que doit subir Obama.

Personnellement quand je vois Hillary en photo, des frissons glacés me parcourent l'échine.

Son sourire froid et inhumain a beaucoup de mal à cacher les sentiments qui l'habitent, et notamment la haine qu'elle semble éprouver pour Obama.

Hillary Clinton: comme Mac Cain, une arriviste prête à tout (y compris le génocide des Iraniens) pour satisfaire ses minables ambitions.

Cette femme est clairement une arriviste de la pire espèce: du genre à instrumentaliser tout et n'importe quoi de sa vie privée pour en faire un cinéma médiatique et donner une certaine image censée la favoriser dans les médias.

Exemple: à l'époque où il était mal vu de ne pas être belliciste (à cause des accusations d'anti-patriotisme de Bush), elle a voté tous les crédits de la guerre en Irak, donnant carte blanche à Bush.

Aujourd'hui, toujours dans la même veine, elle appelle à rayer l'Iran de la carte.

On peut comprendre un tel discours de la part de Mac Cain, qui en tant que candidat républicain et héritier de la doctrine Bush, ne peut se permettre de parler de rupture et de renier les actions du gouvernement actuel sans discréditer le peu de crédit qu'il reste au discours officiel néo-conservateur. A savoir que la guerre était nécessaire, qu'elle est bonne, et que les USA sont en train de la gagner. Mac Cain a même affirmé qu'il était prêt à rester encore 100 ans en Irak s'il le fallait, ce qui sera exploité contre lui dans un clip de campagne. A ce propos, Mac Cain est d'une part prisonnier du bilan Bush: il a interdiction de reconnaitre les erreurs du président encore en exercice. D'un autre côté il doit affronter l'impopularité gigantesque de cette guerre parmi les électeurs américains.

On a du mal à comprendre en revanche qu'Hillary, qui en principe n'a pas à assumer les décisions du gouvernement Bush (même si elle les a toutes votés, ce ne serait pas la première fois qu'un candidat ment sur ses votes passés), insiste sur cette ligne belliciste et anti-islam.

Obama est celui qui des 3 a le discours le moins belliciste, même si pour plaire aux lobbies, il est obligé de faire des concessions.

Mais revenons un peu en arrière dans mon blog: il y a quelques mois je publiais les noms des conseillers qui se cachaient derrière chaque candidat.

Or dans la démocratie américaine (et aujourd'hui dans la démocratie française c'est la même chose), les candidats ne sont que les relais médiatiques de ceux qui les mettent en scène et leur disent quoi dire.

Ce qui explique d'ailleurs comment une ex-hyppie des années 70, anti-militariste et anti-guerre du Viet Nâm et transforme aujourd'hui en porte étendard du choc des civilisations et de la guerre contre l'Iran: en tant qu'arriviste, Hillary aura épousé toutes les causes populaires du moment: anti-militariste quand l'opinion l'est, belliciste et islamophobe quand l'opinion l'est. Si demain l'opinion américaine devient antisémite après avoir constaté la ruine de leur économie et de la place américaine dans le monde, à cause des guerres qu'Israël a réussi à lui vendre (Irak, Syrie, Iran...), on peut imaginer que les Clinton deviendront les pires antisémites d'Amérique. Il y a encore de la marge avant d'en arriver là.

Qui se cachent derrière les candidats à la présidentielle?

Donc qui sont les conseillers qui se cachent derrière les candidats?

Pour n'en citer que quelques uns, représentatifs: Kissinger est très proche de Mac Cain. Or Kissinger, même s'il est souvent passé de l'ombre à la lumière et vice-versa, fait parti des pivots de la politique étrangère américaine: planificateur de la guerre du Viet Nâm, fossoyeur de celle-ci après que tout espoir de victoire soit perdu (le comité Nobel aura même la hutzpah de lui attribuer le prix nobel pour ça! Un peu comme si on avait donné un prix Nobel de la paix à Hitler pour avoir signé l'armistice!), grand organisateur (ou désorganisateur tout dépend du point de vue) de la vie politique en amérique du sud, ce pur représentant de la mafia américano-sioniste orientera à n'en pas douter les choix politiques de Mac Cain.



Kissinger a souvent été opposé aux néoconservateurs, mais c'est une opposition de façade: Kissinger a eu son Irak a lui au Viet Nâm, et depuis il est plus partisan des magouilles clandestine (comme le soutien aux dictateurs en amérique du sud, les faux attentats attribués à ses ennemis idéologiques etc.) que par l'intervention directe. Mais en réalité, néocons ou Kissinger sont de la même veine: impérialistes, sionistes, ne reculant devant aucune méthode, aucun génocide. Que les massacres soient commis par l'armée américaine ou par des mercenaires payées en dollars américains après tout... D'ailleurs Mac Cain aura récupéré son lot de "penseurs" néoconservateurs.

En effet, les néoconservateurs, pour être sûrs de ne pas perdre la main, se sont disséminés à travers tout le spectre politique américain. Normal, ils viennent d'extrème gauche, ce sont d'anciens trotskystes (ce qui ne fait que renforcer toute la documentation liant les trotskystes à la CIA, et à l'impérialisme sioniste, chose trop souvent ignoré par le militant gauchiste de base qui croient réellement à la cause qu'il défend alors que ce n'est qu'un paravent bien souvent). Ils sont donc retournés à gauche, et certains sont derrière les démocrates.

En bons pharisiens, ils ont même la hutzpah d'accuser Bush de la défaite et de l'enlisement en Irak, alors que c'est eux qui ont tout fait pour provoquer cette guerre!

Ils ne manquent décidemment pas de culot!

Qui retrouve-t'on derrière Clinton? Toujours la même âme damnée: Albright. Cette petite vieille avec ses faux airs inoffensifs est une terrible criminelle contre l'humanité, qui se lave les mains du sang de 1 million 500 milles irakiens tués à cause de l'embargo qu'elle a imposé, dont plus de 500 000 enfants de moins de 5 ans (chiffres de l'ONU).



Sans aucun doute encore plus sioniste que Kissinger, Albright se sent prête à continuer son travail de l'ombre. Il faut se rappeller qu'à l'époque de Bill Clinton, son gouvernement et cabinet était réputé comme étant celui comprenant le plus de sionistes. Ceux-ci ont su garder leur influence dans le gouvernement Bush, et donc semblent prêt à y rester avec le futur gouvernement, qu'il soit démocrate ou républicain.

Qui a t'on derrière Obama? Zbigniew Brezinsky (désolé pour l'orthographe). Lui aussi est une éminence grise parfaitement cynique. Sous Carter, il avait posé les bases de la guerre entre l'Union Soviétique et l'Afghanistan, et avait aidé (avec l'aide de Bush père) à mettre en place Al Quaida. Il est un impérialiste convaincu, et est extrêmement méfiant de la Russie et de la Chine, les principaux rivaux des USA sur la scène mondiale.
Par contre, il a été un des rares politiques de son niveau à accuser le gouvernement Bush et les néoconservateurs de manipuler l'opinion autour du 11 septembre et de la guerre contre le terrorisme. Normal: il est bien placé pour savoir ce qui se cache derrière Al Quaida...



Et il sait aussi très bien que les guerres actuelles dans lesquelles s'embourbent les USA ne feront qu'accélérer sa ruine et sa perte. Non pas qu'il est contre l'interventionnisme, mais Brezinsky a toujours été partisan du soft power: plutôt que d'intervenir directement, faisons appel à la manipulation, aux magouilles, au terrorisme, mettons en place des pièges.

C'est moins coûteux, et officiellement les USA gardent les mains propres.

Brezinsky aura été aussi l'un des artisans de la venue au pouvoir de l'ayatollah Khomeiny en Iran, pour faire tomber le Shah qui manifestait des vélléités d'indépendance sur son pétrole. L'administration américaine pensait qu'il serait plus facile de manipuler des islamistes qu'un clan comme celui du Shah. Grosse erreur de leur part, les islamistes ayant intelligemment profité de l'asile fournit par l'Occident (Khomeiny était hébergé en France, à Neaufles-le-Chateau en région parisienne, et durant son service militaire, le jeune Nicolas Sarkozy lui aura même servi de garde). Puis une fois au pouvoir, ils ont encore plus intelligemment rejeté la bride que tentait de leur imposer le pouvoir impérialiste américain...

Et oui: la révolution iranienne de 1979 aurait du être en fait une fausse révolution, étant donné que les vrais donneurs d'ordre américains comptaient bien continuer à diriger en sous-mains.

Ce qui prouve bien d'ailleurs l'hypocrisie du discours américains sur les ayatollahs iraniens: si les islamistes iraniens avaient accepté de collaborer avec la CIA, ils seraient aujourd'hui les meilleurs amis des américains.

Tout n'aura pas marché comme prévu, et alors les américains feront agir une autre de leur marionnette de l'époque, Saddam Hussein en Irak, pour qu'éclate la guerre Iran-Irak. Qui au final n'arrangera que l'agenda Israélien. Ils sont forts quand même! Saddam qui se fera encore une fois rouler dans la farine en 1990 en se jetant sur le Koweit avec l'accord tacite des américains. Décidemment il lui aura fallu le temps pour comprendre qui étaient les vrais ennemis!

Scénario le moins pire pour les USA et le monde?

Je résume donc la situation: en cas de victoire de Mac Cain ou Clinton, il y a un gros risque de voir la guerre continuer en Irak, et même s'étendre en Iran.

En Iran si ça se fait, ce sera plutôt sous forme de bombardement: d'une part parce que l'armée américaine n'a pas les moyens de mener une troisième invasion. D'autre part parce que c'est l'approche préférée de Albright ou Kissinger. C'est Albright qui était derrière l'embargo et les bombardements civils irakiens dans la période des années 90, sans parler des bombardements contre la Yougoslavie.

Les bombardements c'est propre et net, ça coûte pas cher en soldats américains, ça entame pas trop le crédit politique à l'intérieur des USA.



Kissinger est pas assez con pour envoyer l'armée au sol non plus.

Ou alors il faudrait imaginer une énorme coalition, une vraie celle-là, pour aller en Iran.

Il faudrait donc un énorme prétexte, comme une attaque terroriste de grande ampleur, ou un clash meurtrier avec Israel (même purement mis en scène), pour qu'une telle coalition puisse court-circuiter l'opinion mondiale qui serait évidemment contre cette guerre (malgré des années de propagande anti-Iran).

Si c'est Obama qui gagne par contre, ce serait le retour aux méthodes clandestines (d'ailleurs les seules qui marchent contre des groupes terroristes, mais la guerre au terrorisme n'est qu'une énorme tartufferie).
On peut penser qu'avec Obama, le prestige des USA se refasse une petite santé, avec la fin de l'interventionnisme armé direct, alors que dans le même temps, tous les anciens réseaux barbouzards américains au moyen orient soient réactivés, nbtamment en Iran.

Cela se solderait évidemment par des morts, on y échappera pas, par des dictatures amies des USA, ou des démocraties fantôches et amies des USA, donc au final par un plus grand impérialisme.

Il faut reconnaitre une conséquence à l'interventionnisme armée des USA de ces dernières années: s'il a fait énormément de morts (plus d'un million d'irakiens ayant trouvé la mort), il a aussi et surtout ruiné l'économie américaine, et le crédit international de ce pays qui ne représente plus la liberté, mais la barbarie. S'ils continuent sur cette voie, c'est bientôt l'effondrement.

Alors que s'ils adoptent une tactique plus intelligente, on en prend encore pour des décades d'impérialisme sournois!

Alors quel est le moins pire des candidats?

Tout dépend du point de vue.

Si on veut éviter les guerres directes, c'est sans doute Obama. Mais au prix du rétablissement d'un certain impérialisme américain qui est en perte de vitesse depuis Bush.

On peut par contre compter sur Mac Cain ou Clinton pour aller faire la guerre à la place d'Israel, ce qui aura des conséquences immédiates dramatiques: des centaines de milliers (voir des millions) de morts innocents.

Mais d'un autre côté sans doute: la ruine finale de l'ex puissance américaine.

Une autre question doit aussi être posé: dans quelle mesure un Obama président pourra t'il s'opposer aux lobbys sionistes américains?

Un président qui s'y oppose ne pèse pas lourd, et cela explique pourquoi Obama comme les autres, cherche à leur plaire, en multipliant les gestes de bonne volonté.

On peut y voir un simple calcul, non suivi d'effet en cas de victoire...

Dur de savoir si Obama est aussi corruptible que les autres, malgré sa bonne tête: si pour garder sa place il doit atomiser l'Iran, que décidera t'il?

Et s'il choisit la voie de l'humanité, et refuse la guerre scélérate, est ce qu'il lui sera encore permis de continuer à présider, ou même à vivre?

Après tout, un scandale peut facilement sortir! D'ailleurs, on peut parier qu'aucun candidat irréprochable ne peut arriver à ce niveau: les mafieux qui tirent les ficelles doivent forcément garder un as dans leur manche pour faire chanter.

Et si ça ne suffit pas, il reste l'option du 2 de QI d'extrème droite américaine, qui organise un attentat digne des meilleurs services secrets du monde, déjouant toutes les protections, toutes les polices, tous les services pour loger une balle dans la tête de sa cible, ou pour planter une bombe sur le passage de son véhicule. 2 de QI qui sera soit suicidé, soit assassiné à son tour par un citoyen épris de vengeance.

Schéma ultra classique qui permet d'effacer toute trace, et d'occuper les médias pendant des mois!

Une dernière remarque cependant: tout ce que j'ai écrit ne tient pas compte de la fraude massive qui est à prévoir dans le scrutin présidentiel. Sans parler de tous les arrangements et magouilles imaginables en sous-main (grands électeurs, cour suprême...).

Tout peut très bien n'être qu'une mise en scène destinée à maintenir le public en haleine et lui faire croire que la démocratie est en marche.

Alors que si ça se trouve, le choix du futur président est déjà fait...

lundi 24 septembre 2007

Le Nouvel Ordre Mondial en 5 minutes chrono: guerres et révolutions depuis 1989



Vous avez toujours voulu comprendre le pourquoi des guerres et des révolutions si nombreuses depuis 1989?

Regardez ce fichier flash et vous comprendrez ce qui guide la politique internationale depuis que l'URSS s'est effondré et que les USA n'ont plus de rivaux...

Je vous encourage à recopier ce fichier, voici le lien vers ce fichier:

http://img146.imageshack.us/img146/1980/axisofwarsuy7.swf

Embarquez le partout, ce fichier est libre de droits, il faut que l'info circule.

Suivront d'autres animations pour expliquer les guerres en Afrique: guerre des diamants, guerre du pétrole, qui ne profitent qu'à quelques oligarques.

Cette vidéo donne l'essentiel de la réalité (même si les schémas sont simplifiés, que le réseau de pipelines est un peu plus complexe, cela donne l'essentiel).

Rappellez vous: les médias sont là pour vous embrouiller et vous faire accepter les décisions des oligarques. La réalité est généralement très simple. La géopolitique est une discipline vraiment très facile: il suffit d'ouvrir les cartes et de regarder où se trouvent les richesses et les zones stratégiques.

Tout le reste en découle.

vendredi 21 septembre 2007

Pour comprendre le Darfour, il faut se rappeler le Biafra

Une fois n'est pas coutume, je vais tâcher de faire un texte concis.

Les feux des médias se sont braqués sur le Darfour, avec l'habituel cortège de pleureuse venu faussement défendre les droits de l'homme noir.

Bien évidemment, parmi la multitude de causes qui vaut la peine qu'on se batte pour elles, mais dont on entendra jamais parler (par exemple les génocides pygmées ou des indiens de la forêt Amazonienne, toutes victimes de l'exploitation capitaliste des forêts, ou encore le génocide aborigène, qui n'intéresse pas les associations humanitaires), ce n'est pas un hasard si de temps en temps les médias s'intéressent aux malheurs des noirs.

Il y a des intérêts géopolitiques évidents au Darfour: il suffit d'ouvrir un planisphère pour se rendre compte de l'intérêt stratégique évident du Soudan, situé juste au dessus de la corne de l'Afrique, et qui longe la Mer Rouge, point de passage principal des pétroliers du Moyen-Orient vers la Mer Méditterrannée, via le Canal de Suez.

Hormis la position stratégique du Soudan, ce pays possède aussi d'importantes ressources en hydrocarbures.

Afin de stigmatiser les arabes, et de placer le conflit impérialiste du Darfour dans l'optique du choc des civilisations, on a fait passer ce conflit pour un conflit racial, arabes contre noirs, musulmans contre chrétiens et animistes. Alors qu'en fait le Soudan est peuplé quasi exclusivement de noirs, et que les "arabes" sont en fait des africains noirs et arabisés, et que les conflits en fait d'être religieux sont avant territoriaux et tribaux.

Et que surtout, ceux qui tirent les ficelles et arment les différentes factions sont exactement les mêmes qui arment les différentes factions ennemis tout au long des riches pays d'Afrique en proie à des guerres par procuration.

De nombreux pays d'Afrique en fait de guerre civile, vivent tout simplement des guerres pour les diamants, ou le pétrole, voir l'uranium. Le chaos perpétuel maintenu dans ces pays par la guerre, permet aux multinationale de faire un beurre maximum.

Il est plus avantageux de vendre des armes à des factions rebelles, qu'elles paient en diamants et en pétrole, plutôt que de payer les taxes d'un Etat Africain Souverain décidé à utiliser ses richesse naturelles pour développer son pays, construire des routes, des ponts, des écoles et des hopitaux.

Cette analyse pourtant évidente de la situation de guerre civile de nombreux pays africains, ne comptez pas sur les médias pour vous en parler...

Du moins pas avant une trentaine d'années après le conflit, après qu'il y ait eu prescription (mais y a-t'il prescription pour les crimes contre l'humanité? Quand les victimes sont africaines on dirait que oui!).

Ainsi donc, dans 30 ans vous apprendrez peut être certains éléments cachés dans le conflit au Darfour.

Un peu comme aujourd'hui on peut apprendre que le conflit du Biafra n'a pas été ce qu'en on dit les médias à l'époque.

Dans ce reportage en bas d'article, vous aurez des témoignages extrémement intéressant des leaders de la rebellion au Biafra, qui témoigne du rôle joué par la France et les associations humanitaires dans la guerre coloniale par procuration entre la France et l'Angleterre.

En résumé, la propagande de l'époque a fait du Biafra un conflit barbare et incompréhensible, aussi incompréhensible que le Darfour aujourd'hui.

C'est lors de ce conflit qu'apparait pour la première fois un jeune docteur du nom de Bernard Kouchner, qui prendra son surnom de "french doctor" dans les médias anglo-saxons.

Son association humanitaire ne s'appelle pas encore "Médecins sans Frontières" mais elle le deviendra après ce conflit.

Tout dans ce mouvement donne l'apparence du droit et de l'humanitaire... C'est la naissance des associations humanitaires!

Or 30 ans après on apprend qu'en fait, ces french doctor ont été manipulé par le Général De Gaulle et son chargé des néo-colonies Foccart.

L'enjeu était d'affaiblir le Nigeria, néo-colonie Britannique, et de lui soustraire la région du Biafra riche en pétrole.

Les rebelles Biafrais, peu importe la légitimité ou non de leur cause, seront utilisé par l'Elysée à cette fin: ils désirent faire cessetion, et lance une rebellion.

Rebellion matée violemment par le Nigeria, et qui en l'absence de soutien extérieur n'aurait pas duré plus de quelques semaines, et n'aurait pas causé plus de quelques milliers de victimes.

Or ne pouvant intervenir à visage découvert, Foccart décide de lancer une campagne médiatico-humanitaire de soutien aux rebelles Biafrais.

Ce qui aurait du rester une affaire intérieure rapidement close, devient un enjeu international.

Les french doctors sont le fer de lance de cette stratégie d'apitoiement médiatique.

French doctors qui auront donc servi la cause de Foccart, et accessoirement des rebelles, en leur fournissant des moyens de financement pour acheter des armes (livrées par des mercenaires de Foccart).

Finalement, cette magouille françafricaine fait dégénérer le conflit qui durera 3 ans et fera entre 1 et 3 millions de victimes!

En fin de compte, les French Doctors auront contribué à un génocide afin de satisfaire la rivalité pétrolière entre la France et l'Angleterre.

Le plus odieux est qu'aujourd'hui Kouchner se vante encore de son intervention au Biafra, tout en reconnaissant qu'il a aidé les rebelles.

Pour finir sur rien, puisque la rebellion sera un échec. Un échec qui aura coûté un génocide.

Bien entendu tous les frenchs doctors n'étaient pas conscient du fait d'être manipulé par les services secrets. Mais assurément leurs chefs l'étaient.

D'ailleurs, par la suite, les médecins régleront leurs comptes entre eux: conscient d'être un jouet des services secrets de tout bords dans les conflits où ils interviennent, ils décident de se recentrer sur l'humanitaire apolitique, et se sépareront de Bernard Kouchner (accusé de rouler pour sa bosse) qui ira fonder Médecins du Monde.

Pour le Darfour, on est aujourd'hui vraisemblablement dans la même logique.

D'ailleurs Médecins sans Frontières, vaccinés contre les barbouzeries kouchnerienne, dénoncent totalement l'opération médiatico-militaro-politique en cours. Voir sur ce lien.
Pour eux, la situation est stabilisé, les morts c'étaient il y a 3 ans qu'il fallait intervenir, aujourd'hui arriver après la bataille est du pur opportunisme.

Regardez cette vidéo, et vous comprendrez pourquoi je "sors mon flingue" quand je vois des associations humanitaires ou de défense des droits de l'homme prendre une cause en otage.

On vit réellement dans un monde Orwellien: les "bons" sont en fait les méchants! La défense du "bien" c'est en fait servir le "mal"!!! Horrible! Vous comprendrez mon aversion des partis politiques ou associations de toutes sortes, et pourquoi les petits donneurs de leçons les mains pleines de sang de font ricaner.



Bon finalement j'en ai encore écrit une tartine, mais ça m'a pris qu'un petit quart d'heure, alors je suis content! Je vais pouvoir retourner bosser (faut bien payer ses factures).

mardi 28 août 2007

Bush, Sarkozy, Kouchner... inquiétantes convergences contre l'Iran

Lors de la rencontre "informelle" entre Bush et Sarkozy cet été pendant ses vacances à Wolfboro, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter... C'est en effet durant ce genre de rencontres "informelles", bien plus que lors des meetings officiels, encore plus s'ils ont lieu à l'ONU, que les décisions mafieuses sur le sort du monde sont pris par ces fous qui prennent la planète en otage... Bush avait bien prévenu que l'Iran serait au menu des discussions...

Moi simple bloggueur lisant les dépêches AFP j'en étais prévenu... Alors quand j'ai entendu Kouchner prétendre par la suite qu'il n'avait pas été question d'Iran à cette entrevue à son humble avis, et que dans le fond il ne savait pas trop de quoi Sarko et Bush avaient parlé, mon inquiétude n'a fait qu'augmenter...

Bien entendu Kouchner mentait en affirmant ça, il est parfaitement dans le coup! Et il a encore eut la chutzpah d'ajouter que son voyage en Irak s'est fait à l'insu des USA! Un peu comme si Condoleeza Rice allait en Nouvelle Calédonie à l'insu de la France...

Bref, toutes ces dénégations n'ont pour but que de maquiller l'évidente concertation entre les pouvoirs français et américains, et de masquer l'évidente convergence de mauvais augure pour l'Iran... Elles ne trompent que celui qui boit les paroles du journal TV.

Récapitulons:

  1. une réunion à huis clos, donc totalement opaque, sans compte rendu officiel même bidon.
  2. la visite surprise de Kouchner en Irak.
  3. la déclaration de Sarkozy où il menace l'Iran de bombardement.

Remarques: cette réunion informelle Bush Sarko avait tout l'air d'un passage d'ordre entre un chef de la mafia et un de ses kapos. Les vacances de Sarko aux USA n'avaient que pour but de rencontrer Bush. Le reste est de l'attrape nigaud...

Comme cela aurait pu inquiéter l'opinion que Sarko aille rendre officiellement visite à Bush à peine élu, on a maquillé ça en rencontre fortuite au détour de vacances... Quel hasard! Deux chefs d'états qui passaient dans le coin et qui en profitent pour taper la causette... Bidon!

La visite surprise de Kouchner s'inscrit dans ce plan. Apparemment, il est parti remonter les bretelles à Maliki... Maliki ne doit pas être assez coopératif en vue d'une attaque sur l'Iran.

Ceux qui s'intéressent à l'Irak savent que diplomatiquement sur le terrain, les Iraniens ont bien plus d'influence que les américains. Or les américains s'ils veulent attaquer l'Iran ont besoin de sécuriser l'Irak... On peut comprendre le retrait des troupes britanniques de Bassohra de cette façon: si l'Iran est attaqué, les anglais ne tiennent certainement pas à rester sur place et à se prendre des missiles...

La visite surprise de Kouchner n'en est pas une contrairement à ce qu'il a pu affirmer. Premièrement les américains étaient au courant: l'Irak étant de fait une colonie américaine, je vois mal n'importe quel diplomate y mettre les pieds sans y avoir été convié. Si le gouvernement était réellement indépendant des américains, ça fait longtemps que les russes ou les chinois seraient venu nouer des accords.

Deuxièmement, le fait que la visite n'est pas été énoncé est une constante dans ce genre de déplacement: depuis que Wolfowitz avait failli se faire écrabouiller au lance roquette RPG en 2003 lors d'une conférence à Bagdad (je me souviens encore de sa tête morte de trouille), toutes les visites diplomatiques se font à l'improviste, sans prévenir, car trop risquées... La zone verte, la seule un peu sécurisé, représente l'équivalent de quelques quartiers centraux de paris... Un peu comme si seul le quartier des Halles était vraiment sûr...

Troisièmement, le fait que Kouchner appelle si rapidement au remplacement de Maliki juste après sa visite... Clairement, Kouchner est allé tenter de faire pression sur Maliki pour un soutien en vue d'attaquer l'Iran, ce qui est évidemment impossible pour un chiite irakien considérant les chiites iraniens comme des cousins. Si Kouchner viole toutes les règles de la démocratie pour aussi rapidement appeller à un remplacement, alors c'est qu'il y a urgence.

Il y a urgence car en agissant de la sorte, Kouchner avoue clairement que le gouvernement irakien est fantoche... Après tout, Monsieur Droit d'Ingérence montre là son vrai visage: son droit d'ingérence est tout sauf de la charité... Il s'agit bel et bien de colonialisme. Le plus vil. Ne pensez pas qu'il s'agisse de la maladresse de la part de Kouchner. Tout cela est calculé. Vraisemblablement, Maliki n'en a plus pour longtemps à la tête de son gouvernement fantoche... Et paradoxalement, si les américains veulent déclarer la guerre à l'Iran, le mieux qu'ils puissent faire est de mettre d'anciens baasistes partisans de la guerre contre l'Iran. Bref, le retour aux années Saddam... Cela montre à quel point les américains se sont empêtrés au Moyen-Orient.



Sarkozy est allé on ne peut plus loin dans ses déclarations... On a passé un cap important... Et il a bien précisé qu'il pesait ses mots... Il a clairement parlé de bombarder l'Iran.

Même Bush et Cheney ne l'avaient pas évoqué aussi clairement: ils avaient dit au pire "toutes les options sont sur la table", sous entendu y-compris militaires...

Mais là...

En fait ce que font les américains actuellement est très simple: ils se servent de la voix du pays le plus critique contre leur invasion de l'Irak, pour dire ce qu'eux-même n'osent pas dire: destitution de Maliki, et attaque de l'Iran.

Si ce sont les américains qui le disent, ça fait trop colonialiste, eux qui tentent de préserver les apparences de la démocratie en Irak et de la négociation en Iran.

Si ce sont les français, les plus farouches opposants à l'invasion de l'Irak qui le disent, alors du point de vue international, ça légitime à priori les futures magouilles américaines...

Sauf que nous on connait Sarko et Kouchner, on sait qu'ils étaient pour une attaque de l'Irak, et qu'ils sont pour une attaque de l'Iran...

En fait les USA sont en train d'utiliser la voix de la France comme un proxy pour justifier leurs propres futures magouilles...

Sachant que les USA sont également utilisés comme un proxy pour la politique israélienne au Moyen-Orient...

Finalement c'est Israel qui est en train de mener la danse en France et aux USA, avec ses agents infiltrés:

- Kouchner, cela fait bien longtemps que c'est un barbouzard collabo. Au Biafra, il a réussi à faire dégénérer une simple révolte en guerre civile, passant des 10 000 morts initiaux à plus de 2 millions de morts qu'il devrait avoir sur la conscience s'il en avait une.

- en Somalie, comme par hasard en plein interventionnisme américain on retrouve également Kouchner, qui se servait de ses sacs de riz comme d'une monnaie d'échange dans ce pays affamé... Les sacs de riz ont été livré aux mains des chefs de guerre, pas de la population... Dans des conditions pareilles, le riz ou l'or c'est la même chose, Kouchner aurait aussi bien pu livrer des dollars (il a avoué l'avoir fait au Biafra) ou des armes.

- au Kosovo, Kouchner a systématiquement couvert les trafics et crimes de l'UCK, notamment en se servant de son poste d'administrateur spécial de l'ONU (en fait il était l'équivalent d'un président dictateur général au Kosovo) pour arrêter des enquêtes sur certains trafics (drogue, femmes...).

- etc. ça c'est pour la partie connue de son pédigrée, il doit surement y avoir des tas d'autres affaires qui nous échappent.

- Sarkozy lui aussi peut être qualifié d'agent israélo-américain: chaque fois qu'il s'est retrouvé sans mandat officiel dans sa carrière, il en a profité pour voyager en Israel et aux USA, pour resserrer ses liens et trouver des soutiens. Il ne l'aurait pas fait si il n'avait pas pu trouver de soutien actif à sa carrière évidemment. Et il n'a jamais caché ses orientations (notamment son soutien à l'attaque du Liban en 2006 par Israel). Toutefois il est plus jeune que Kouchner, et à moins de casserolles barbouzardes visibles accroché à son derrière... Mais il a quand même été chef des barbouzards en tant que ministre de l'intérieur...

Aux USA l'emprise d'Israel dans la vie politique semble suffisamment évidente, surtout à travers l'AIPAC...

Donc finalement les choses semblent se concrétiser: attaque de l'Iran. Surement pour bientôt...

Si vraiment une attaque de ce genre a lieue, alors ça expliquerait des tas de choses, notamment le fait que les russes refusent finalement de livrer du combustible à la centrale de Busher... S'ils savent que la centrale sera détruite, autant éviter une catastrophe radioactive...

Par ailleurs, si les israéliens veulent être sûrs que les USA attaqueront l'Iran, le mieux pour eux est de le faire durant les derniers mois du mandat Bush-Cheney.

En effet, même si les démocrates leurs lèchent complètement le derrière, si les israéliens attendent les élections, alors ça repoussera de plusieurs mois une attaque: il faudra attendre la tenue des élections, la passation de pouvoir, et un président démocrate fraichement élu ne se jettera certainement pas dans une nouvelle guerre contre l'Iran dans sa première année de pouvoir, surtout s'il est question de retrait d'Irak... bref, même si les démocrates sont bien tenus en mains, une attaque contre l'Iran en se servant du prochain gouvernement, ne se ferait pas avant 2009. Donc la meilleure option pour les israéliens est d'envoyer Bush-Cheney faire le travail.

Vous me trouvez bien prompt à penser que ce sont les israéliens qui dirigent la politique US? Et bien pendant des années j'ai cru le contraire, que les israéliens dépendaient des USA... Mais vu comme les USA se sont précipités dans des guerres désastreuses (sur le plan financier, humain et politique) pour eux, et dont le seul bénéficiaire est Israel, je suis bien obligé de croire sur parole Ariel Sharon quand il a affirmé à la radio israélienne que l'amérique était entre les mains d'Israel et pas l'inverse...

De même il est évident que l'Iran n'est pas une menace pour les USA, ils n'ont rien à gagner à bombarder ce pays. Israel a tout à gagner... Si les USA se décidaient à lâcher Israel, ils pourraient parfaitement coopérer avec l'Iran et même sécuriser ce qui leur tient tant à coeur: le pétrole. Au lieu de ça, la puissance militaire et financière des USA est détournée par un petit pays tyrannique qui arrive à placer ses hommes à tous les échelons chez ses alliés, pour finalement en faire ses vassaux!

Une chose est sûre: si Sarkouchner sont les vassaux d'Israel, personnellement je n'accepterais pas d'aller verser mon sang dans leurs sales guerres.

Et même s'ils font sauter la Tour Eiffel et accusent les iraniens, je ne pense pas que les jeunes français soient aussi naïfs que les américains pour aller donner leur vie pour une cause dont les enjeux réels les dépassent totalement.

jeudi 16 août 2007

Israël, architecte du chaos au Moyen-Orient.


A qui profite le crime?

Cette question simple, est la question de base que se pose tout enquêteur qui enquête sur un crime.

Si on regarde la situation catastrophique au Moyen-Orient, la réponse est simple: depuis 48, le seul pays à avoir tiré profit du chaos chez ses voisins est Israël.

Les dangers potentiels pour Israël depuis 48, l'époque gagnant-gagnant entre Israël et les USA

Sans vouloir faire un cours exhaustif sur tous les troubles qui ont agité la région, revenons sur quelques menaces qu'Israël s'est employé à neutraliser depuis 48.

Egypte, Liban, Syrie

Géographiquement, les menaces immédiates sur son territoire étaient représentées par principalement l'Egypte, et dans une moindre mesure la Syrie et le Liban.

Après quelques guerres avec ses voisins, qu'Israël prétend crânement avoir gagné grâce à son seul génie militaire, mais qui en réalité ont surtout été gagnées grâce aux renseignements fournis par les espions (Israël pouvait bénéficier du renseignement non seulement de ses propres espions parfaitement infiltrés dans le monde arabe, mais aussi grâce à leurs contacts au sein du KGB, de la CIA et dans les principaux services secrets étrangers), ou les avions de reconnaissance américains (avant que les satellites espions ne se généralisent).


Ces renseignements expliquent notamment les retournements spectaculaires de situation dont a parfois sût faire preuve Israël.

Quoiqu'il en soit, après ces guerres présentées comme déloyales (les fables voudraient faire croire qu'un Israël isolé était attaqué par une coalition de pays arabes surpuissants, alors que dans les faits Israël bénéficiait des armes et de l'intelligence de tous ses relais diplomatiques dans le monde occidental tant qu'oriental... en fait les cocus furent les arabes dans l'histoire), Israël a su neutraliser son principal souci dans la région: l'Egypte.

Depuis les accords de Camp David, l'Egypte arrosée par la manne des milliards de Dollars d'aide américaine, a cessé d'être une menace pour Israël.

Quand au Liban, Israël et les ennemis de ce pays, ont toujours sût tirer parti des différences religieuses et communautaires afin d'y stimuler le poison de la discorde et l'horreur de la guerre civile.

Quand à la Syrie, isolée dès lors, il devenait dangereux tant sur le plan militaire que sur le plan intérieur de déclarer seul la guerre à Israël (la Syrie est le pendant symétrique de l'Irak de Saddam, sauf que c'est ici une minorité chiite qui gouverne une majorité sunnite... En toute laïcité bien sûr, puisque comme chez Saddam, le parti Baas Syrien est laïc, ce qui garantit notamment une représentation gouvernementale aux différentes factions religieuses du pays).

Iran et Irak

Restait alors à Israël pour avoir les mains libres, à éliminer les deux plus grand danger pour elle dans la région: l'Iran et l'Irak.

Ces deux pays, au territoire immense, à la démographie généreuse, et au potentiel pétrolier important, disposaient de tous les atouts pour se développer à vitesse fulgurante.

Qui plus est, l'union d'un Irak à majorité chiite, avec un Iran également à majorité chiite, aurait pu permettre l'émergence d'un bloc communautaire homogène, puissant grâce aux revenus pétroliers, avec une démographie avoisinant les 100 millions de personnes...

De quoi faire frémir un Israël d'à peine plus de 6 millions de juifs.

Du côté de l'Iran, l'assassinat du premier ministre Mossadegh, et la mise en place du Shah d'Iran, véritable marionnette dans les mains anglosaxonnes (donc Israéliennes, car les milieux d'affaires qui dirigent le monde anglosaxon ont toujours entretenus des liens étroits avec Israël, que ce soit le monde de la finance, celui du pétrole, ou le lobby militaro-industriel) a permis à Israël de considérer la situation comme favorable en Iran.

Du côté de l'Irak, la situation a été un peu plus troublée: pendant des années, le pouvoir a changé de mains au cours de putsch, et de contre putsch, jusqu'à ce que la situation se stabilise dans les années 70: durant toute cette période, l'enjeu avait été la nationalisation du pétrole.

Le pouvoir irakien en acceptant finalement de partager son pétrole entre russes et américains, n'en gardant qu'une petite part pour son développement, avait finalement réussi à contenter les puissances occidentales.

En Iran, comme en Irak, tous les efforts ont été fait à cette période pour laïciser le pays, faire reculer l'islamisme potentiellement dangereux pour Israël, et occidentaliser les populations...

Néanmoins, même les marionnettes font des rêves parfois...

Il semble qu'à partir du milieu des années 70, le rêve du Shah d'Iran de finalement oeuvrer au développement et à la modernisation de son pays, ait été mal perçu par les puissances tutélaires... Cela impliquait une renégociation des termes des contrats pétroliers...

Comme le comble de la tyrannie est d'instrumentaliser son pire ennemi (et dans le genre Sarkozy est en train de donner une leçon à son opposition en laminant totalement la crédibilité du PS, pardon pour la digression), les amis anglo-saxons du Shah avaient bien pris soin durant cette période de ne pas éliminer Khomeiny, ce qui leur aurait été facile.

En fait, celui-ci avait trouvé un asile officieux en France, en région parisienne (Neaufles-le-Château).

Un opposant, si difficile à manipuler soit il, peut parfois s'avérer utile...

Il semble qu'après les manifestations monstres contre le régime du Shah d'Iran, la grande crainte des anglo-saxons (donc des Israéliens), était qu'un régime authentiquement démocratique voit le jour en Iran: le Shah avait promis d'ouvrir le pays à la démocratie...

Vraie ou fausse promesse, quoiqu'il en soit, devant la menace les américains ont préféré jouer la stratégie du pire... Le terreau du pays était favorable à une révolution islamique... Le retour de Khomeiny en Iran a permis celle-ci.

Comme par enchantement, au même moment en Irak, Saddam Hussein prend la tête du pays.

Avec un ordre de mission: faire la guerre à l'Iran.

Les choses sont présentées de façon très tentantes à Saddam Hussein: les partages impérialistes des frontières de la région à la chute du régime Ottoman, ont bien pris soin de se ménager des zones contestées afin d'être utilisées comme foyer de troubles potentiels au cas où on en aurait besoin plus tard.

C'est ainsi que des régions pétrolières ont été retirées d'Irak, pour soit en faire un territoire Iranien (la région du Chaat-Al-Arab) soit en faire un territoire autonome (le Koweit).

Evidemment, dès sa partition l'Irak n'a cessé de réclamer la souveraineté sur ces régions, c'était même devenu un enjeu national à l'époque du Baasisme nationaliste.

Les "amis" anglo-saxons (donc israéliens) de Saddam lui soufflent donc l'idée suivante: l'Iran est plongé dans les affres de la révolution, le régime est fraîchement et faiblement implanté.

Dans ces conditions, une guerre rapide pour récupérer le Chaat-Al-Arab pétrolier devrait être facile à entreprendre.

Le prestige de Saddam serait alors exceptionnel en Irak et dans le monde arabe...

Toutes les armes et les conseils stratégiques seront fournis par ses amis occidentaux...


Saddam, homme de main des américains à l'époque (ses grands amis) décide de pactiser avec le diable, et attaque l'Iran.

En fait, l'attaque de l'Iran au lieu d'être une guerre rapide, et de faire s'effondrer le régime de Khomeiny, se transforme en guerre de positions sans limite de durée ni d'horreurs, et permet à Khomeiny, en instaurant l'état d'urgence et en envoyant la jeunesse au front, de considérablement renforcer son pouvoir. D'autant que l'issue de la guerre, globalement favorable aux iraniens si on fait abstractions des pertes en vies humaines, a conféré un certain prestige au régime.

Les anglosaxons fournissent donc en fait des armes aux deux parties (comme on s'en rendra compte dans le scandale Iran-Contra, où les américains faisaient passer des armes à l'Iran via Israel).

Henri Kissinger avait d'ailleurs déclaré à cette époque que le but des américains étaient qu'ils s'entretuent le plus longtemps possible.


A cette époque là, non seulement les israéliens, mais les anglosaxons y trouvaient leur compte.

Ils vendaient des tas d'armes dans la région, et en empêchant l'émergence d'un bloc géopolitique cohérent, ils pouvaient continuer à fixer les prix du pétrole...

Pendant ce temps Israël était débarassé de la principale menace pour sa sécurité et avait donc les mains libres pour envahir le Liban...

Israël a toujours su tirer profit des troubles parmi ses voisins: guerre Iran Irak, guerre civile au Liban...

Autant de drames dont Israël a su tirer parti.

Au contraire, c'était dans les périodes les plus paisibles pour ses voisins qu'Israël s'est abstenu d'intervenir, ou a dut se résigner à être chassé.

Par exemple, c'est dans un Moyen-Orient relativement stabilisé au milieu des années 90 qu'Israël a du se résigner à quitter le Liban (non sans au préalable avoir pompé les nappes fréatiques, et avoir ratissé une énorme part des terres arables du Sud-Liban, emportée vers Israël, en laissant des champs de cailloux derrière elle).

En effet à cette époque, la Syrie avait récupéré une présence militaire au Liban, l'Iran avait signé la paix avec l'Irak, qui de son côté souffrait en silence de l'embargo imposé par l'ONU.

A contrario, on a vu qu'Israël a entrepris sa nouvelle attaque du Liban au moment où le chaos régnait de nouveau en Irak, et que l'Iran était sous pression et ne pouvait intervenir sans se faire atomiser par les forces américaines (qui ne devaient attendre que ça).

L'opération Tempête du Désert


La fin de la guerre Iran Irak posait de gros problèmes à Israël...

Bien que ruinés par les dettes de guerre, les deux géants régionaux allaient pouvoir reprendre le cours de leur développement.

C'est alors qu'un deuxième piège a été tendu à Saddam Hussein...

Il avait précipité la ruine de son pays en tentant de récupérer le Chaat-Al-Arab, que les anglosaxons l'avait encouragé à annexer.

Il allait achever de ruiner son pays et son peuple, en cédant à la tentation d'annexer le Koweit.

Tout a été mis en oeuvre pour le pousser à le faire à l'époque. Le Koweit faisait délibéremment baisser les prix du pétrole, en surproduisant malgré ses limites de quota fixés par l'OPEP.

Or l'Irak avait besoin de prix du pétrole stables pour rembourser sa dette de guerre... Une bataille diplomatique a fait rage pendant des mois, prenant le monde arabe à témoin.

Finalement, les américains donnèrent leur feu vert à une invasion du Koweit par l'Irak: ils n'interviendraient pas... Saddam tombe dans le piège, on connait la suite...

Devant ces erreurs répétées on peut d'ailleurs se demander si Saddam a agit par pure anerie, ou s'il n'était pas un agent déguisé des américains dont la mission était de ruiner jusqu'au bout son pays.

Car quand on regarde les évènnements, malgré le culte qu'il a créé autour de lui, Saddam a tout de même été une calamité pour l'Irak et les Irakiens (sans parler de l'Iran et des Iraniens).

Un véritable traquenard se met en place: la communauté internationale comme un seul homme condamne et exige le retrait de Saddam du Koweit.

On fait semblant d'essayer de trouver une solution pacifique...

Mais celui qui n'était pas assourdi par le bruit diplomatique trompeur, pouvait facilement voir que les USA étaient en train de déployer un contingent impressionant dans la région, sûrement pas pour intimider simplement Saddam.

D'ailleurs on peut faire le parallèle avec le déploiement actuel de troupes, de portes avions et de sous-marins au large de l'Iran...

A ce niveau, ce n'est plus simplement pour faire peur: ça coûte tellement d'argent, qu'il va bien falloir utiliser tout cet arsenal à quelque chose...

Dans le jeu diplomatique destiné à tromper Saddam sur un règlement pacifique, Mitterand jouera le plus grand rôle de Judas. Il lui aura fait croire jusqu'au bout qu'une solution diplomatique serait acceptée par les américains, alors qu'en sous main il savait l'attaque irrémédiable.

Les vrais objectifs de l'opération Tempête du Désert

En effet, le but des américains (donc des Israéliens), n'était pas un simple retrait du Koweit.

Saddam avait été poussé à cette faute, pour avoir un prétexte afin de bombarder son pays.

Les américains, et encore plus les israéliens, ne pouvaient tolérer dans la région un pays développé, moderne, doté d'une élite scientifique et nucléaire, et de tout le nécessaire pour devenir une grande puissance régionale.

Un peu la situation actuelle de l'Iran en somme (ceci explique cela).

Il fallait donc non seulement réduire à néant le potentiel militaire de l'Irak, mais surtout réduire à néant toutes ses infrastructures civiles.



Saddam aurait du s'en douter, et se retirer sans condition du Koweit. Soit il n'a pas été clairvoyant, soit il a été complice, ou plus bêtement, trop orgueilleux.

C'est ainsi que en se trompant sur les enjeux réels de la guerre, Saddam Hussein a tenté de négocier honorablement pour lui un retrait du Koweit.

En fait, il était prêt à lacher le Koweit, d'ailleurs la preuve, les irakiens ne se sont pas battus pour garder ce territoire.

Après le déclenchement de l'opération Tempête du Désert, ils ont rapidement lâché leurs positions et se sont retranchés en Irak.

C'est alors que la destruction de toute l'infrastructure civile de l'Irak a commencé: ponts, routes, hopitaux, usines de médicaments, usines de traitement de l'eau...

L'Irak est retourné à l'âge de pierre.

C'est d'ailleurs parcequ'il avait pleinement compris les objectifs réels de l'opération, et qu'il avait réalisé la duplicité de la diplomatie de Mitterand, que Chevènnement démissionera de son poste de Ministre de la Défense.

Puis l'embargo est venu définitivement enterrer tout espoir de redressement de l'Irak...

Et enfin pour achever la ruine et la malédiction de ce pays: l'invasion de 2003.

Les gagnants de l'Opération Tempête du Désert: Israël qui peut respirer, l'Irak est pas prêt de lui poser problème avant un bon bout de temps.

Et les USA:

- la guerre est payée par la communautée internationale... Les USA en profitent pour tirer autant de missiles qu'ils le peuvent (plus ils dépensaient de munitions, plus ça leur rapportait d'argent). C'est ainsi que les 3 premiers jours de la guerre, un tonnage de bombes supérieur à la somme totale de toutes les bombes utilisées pendant la seconde guerre mondiale par tous les belligérants, fût déversé sur l'Irak. Cela parait fou, mais c'est la même chose aujourd'hui: le lobby militaro industriel pousse à utiliser le maximum de munitions, quitte à tirer dans le désert.

- ils ont pu ensuite vendre des tonnes d'armes aux pays du Golfe et relancer la croissance économique de leur pays, entrainant également Israël dans la croissance (nouvelles technologies et technologie militaire).

C'était l'époque de l'ère gagnant-gagnant pour Israël et les USA... Tout le monde était content.

Notons au passage que l'opération Tempête du Désert a été menée par Norman Schwartzkopf ("tête noire" en Yiddish), dont le père avait mené l'opération de renversement de Mossadegh en Iran, qui s'était soldé par l'assassinat de celui-ci (l'opération Ajax).



L'ère gagnant-perdant pour Israël et les USA

Mais depuis les choses ont changé: l'administration Clinton a donné une place sans précédent aux partisans d'Israël dans son administration. Les sionistes américains (juifs ou chrétiens), en ont profité pour assoir encore plus leur assise et leur rôle de juge et d'arbitre de la vie politique américaine...

A partir de là, le jeu gagnant-gagnant a cessé de fonctionner dans les relations Israël USA... La gourmandise et l'arrogance d'Israël est devenue trop grande...

On ne s'étendra pas sur les calamiteuses négociations de paix menées par Clinton, pour pourrir tout espoir d'accord entre Palestiniens et Israéliens.

Américains et israéliens en rejettent la faute sur les palestiniens à coup de bourrage de crâne médiatique, mais la vérité est que Clinton obéissait aveuglément au pouvoir Israélien en place.

Si le pouvoir Israélien était prêt à un accord, alors il suivait, si ce même pouvoir voulait torpiller cet accord, alors il suivait aussi.

C'est ainsi que suivant les divers gouvernements israéliens qui se sont succédés (Rabin, Nethanyhu, Barak...) le son de cloche de Bill Clinton s'est adapté.

Par la même occasion la côte de l'Amérique dans les pays arabes n'a fait que se dégrader...

Car même à l'époque de l'opération Tempête du Désert, les américains avaient pris soin de paraitre plus ou moins neutres à l'égard des arabes, en négociant la participation de ceux-ci au sein de la coalition, et en demandant à Israël de ne pas intervenir.

Avec Clinton, l'Amérique apparaissait de plus en plus comme prisonnière des lobbies Israéliens, en s'embarassant de moins en moins à sauver les apparences.



Avec Bush II, les choses ont encore empirées...




La calamiteuse invasion de l'Irak:
le prix en dollars, en hommes, en prestige payé intégralement par les USA et leurs caniches

Profitant des attentats du 11 septembre et après une campagne de propagande qui ne trompe personne, les USA envahissent l'Irak.

Les lobbies israéliens aux USA ont déployé toute leur énergie pour pousser l'Amérique dans la guerre.

Mais les mensonges étaient tellement énormes que la communauté internationale n'a pas suivi.

Cette fois, c'est donc l'Amérique qui allait devoir payer la note: en dollars, en vies humaines de soldats américains (celles des irakiens n'ont jamais compté), et en prestige.

Les caniches aussi ont payé: combien d'hommes politiques ont ruiné leur carrière pour avoir obéit à Bush, qui lui même obéissait aux lobbies?

Quelle puissance est assez forte pour imposer une guerre inutile et ruineuse à un pays aussi puissant que l'Amérique?

Bush sera-t'il le Saddam américain, qui aura entrainé son pays dans tous les bourbiers, ruiné son économie et son image?

Saddam aussi pensait que la guerre contre l'Iran serait rapide, facile et juteuse... Comme Bush le croyait au sujet de l'invasion de l'Irak...

Saddam aussi pensait se refaire une réputation en annexant le Koweit... Comme Bush peut être en attaquant l'Iran...

Une chose est claire avec cette invasion de l'Irak: les seuls gagnants sont les israéliens.

Les américains n'ont rien gagner dans cette guerre.

Ils avaient plus ou moins acquis le rôle de gendarme du monde sous Bush I et Clinton.

Ils passent pour des fous dangereux aujourd'hui.

Tous les politiques qui suivent tête baissée voient leur carrière ruinée: il suffit de regarder la liste des fusibles qui ont démissioné dans l'entourage de Bush et qui ont du regagner la vie civile marqué du sceau de l'infâmie.

Jamais une administration n'avait fait sauter autant de fusibles, et à aussi haut niveau... A tel point que Bush et Cheney ressemblent eux aussi à des fusibles... Mais qui gouverne l'Amérique dans ce cas?

Il suffit de regarder la trajectoire de Blair, qui est passé du statut de premier ministre le plus populaire, à celui du plus méprisé pour se rendre compte que les lobbies entrainent dans la honte les hommes censément les plus puissants du monde...

Bush et Cheney eux-mêmes persistent dans la ruine de leur image, comme si eux aussi n'étaient que des fusibles qui obéissaient à une puissance supérieure.

Quitte à ruiner, leur pays, envoyer leur jeunesse à la mort, ruiner leur carrière et leur image...

Tout ça uniquement au profit d'un seul pays: Israël.

Combien de temps vont ils tenir?

Mais non content de l'aventure calamiteuse en Irak, les américains s'apprêtent à réitérer l'aventure en Iran...

Nul doute que ce sera alors la ruine définitive de la crédibilité américaine, le durcissement des tensions entre les USA, la Russie et la Chine, et le retour à une nouvelle course aux armements.

Sans parler des risques pour l'économie américaine...

Si les premières guerres du Golfe avaient stimulé l'économie US (guerre Iran-Irak, puis tempête du désert), les dernières sont en train de la ruiner...

Les USA seront ils utilisés jusqu'au dernier dollars, dans des guerres qui ne les concernent pas?

On dirait bien, et même la perspective d'une administration démocrate n'y changera rien... Ils sont tout autant corrompus que Bush...

Les menaces sur l'Iran

En effet, les menaces sur l'Iran sont totalement stériles pour les américains. Bush a t'il été persuadé qu'en attaquant l'Iran il allait améliorer la situation en Irak?

Politiquement, ce serait une calamité, notamment dans les relations avec la Russie et la Chine.

Militairement, une invasion n'est pas envisageable: comment les USA auraient ils les moyens de couvrir et l'Iran, et l'Irak, quand ils n'arrivent pas à sécuriser plus de 20km² en Irak?

Reste les bombardements et la ruine de l'Iran, de manière comparable à celle de l'Irak en 91.

C'est envisageable, mais cela embrasera alors toute la région Iran-Irak, et les premières victimes seront les américains stationnés en Irak, qui seront les principales cibles...

De plus, à moins d'inventer un prétexte extraordinaire pour tromper la communauté internationale, une fois de plus tous les frais seront à la charge du contribuable américain...

Les seuls qui ont intérêt à faire des territoires de l'Iran et de l'Irak des champs de ruines habités par des populations affamées qui s'entretuent pour des miettes de pouvoir, ce sont les israéliens.

D'autant plus si ce sont les américains qui payent en vies humaines et en dollars.

Transformer ces immenses territoires en champs de ruines, et renvoyer ses habitants à l'âge de pierre, permettrait à Israël d'être tranquille pour au moins 20 ans.

D'ici là, ils peuvent espérer mettre en place des régimes favorables dans ces pays... Et au pire si dans 20 ans un régime autonome émerge dans ces pays, il sera de toutes façons trop faible pour tenir et il pourra être subverti à son tour...


Conclusion

A la question à qui profite le crime, on aurait pu répondre pendant longtemps: d'abord aux anglo-saxons, et accessoirement aux israéliens.

Cela permettait de considérer la théorie selon laquelle Israël est instrumentalisé par les américains dans la région.

Mais aujourd'hui, la réponse a changé. Les derniers a en profiter ce sont les anglo-saxons...

Si Israël était vraiment le porte avion des américains dans la région, alors ce seraient des soldats israéliens que l'Amérique irait faire mourir pour ses intérêts.

Or on assiste à la situation inverse.

Force est de constater que c'est Israël qui tire le seul profit de la situation catastrophique actuelle au Moyen-Orient.

Aujourd'hui, contrairement à ce que prétend Noam Chomsky, on peut donc dire que c'est la queue qui agite le chien...



P.S: je n'ai pas abordé le rôle de l'Arabie Saoudite dans cette affaire. L'Arabie Saoudite est le plus puissant allié des USA dans la région avec Israël, et son rôle dans les troubles régionaux lui ont coûté la sympathie et la légitimité auprès des musulmans. Peu importe les luttes intestines qu'il peut y avoir au sein du pouvoir Saoudien par rapport à la question de l'alignement sur les USA (donc sur Israël), les Saoudiens apparaissent comme complètement discrédités, voir presque comme une puissance occupante qui usurpe la gestion des lieux saints...

mercredi 15 août 2007

Le corps d'armée Iranien des Gardiens de la Révolution sur la liste noire des organisations terroristes.



Une dépêche AFP nous informe de l'intention du régime Bush II, de placer le corps d'élite de l'armée iranienne, les Gardiens de la Révolution, sur leur liste noire des organisations terroristes...

Si on jette un coup d'oeil sur cette liste des organisations terroristes, on se rend vite compte qu'il s'agit plus d'une liste des opposants à Israël qu'autre chose... Y figurent en bonne place le Hamas et le Hezbollah, qui sont tout deux des organisations musulmanes populaires et démocratiques dans leurs pays respectifs (Palestine, Liban...).

Depuis des mois on assiste à une contorsion des américano-sionistes pour tenter de diaboliser l'Iran.

Manque de pot pour eux, pour l'instant ils n'ont pas grand chose de tangible à proposer au public pour justifier une guerre...

La diabolisation de l'Iran dans les médias

Alors la stratégie classique consiste à diaboliser l'Iran: il se passe peu de temps sans qu'un reportage sur TF1, Arte, M6 ou France 2 ne viennent aborder la question des droits de l'homme en Iran.

On aura tantôt droit à un reportage sur la situation de la femme, tantôt droit à un reportage sur les aspirations de la jeunesse qui ne rêve que de films hollywoodiens, de mac do, et de disco... Bref, la vraie liberté: passer de l'autoritarisme religieux à l'autoritarisme consumériste.

Le problème est que ces reportages, s'ils montrent une certaine réalité de la société iranienne, sont fortement biaisés.

La situation de la femme par exemple: certes, il y a encore des progrès à faire, surtout si on regarde la situation dans les régions les plus reculées.

Néanmoins l'objectivité impose de regarder l'évolution de la situation de la femme ces 30 dernières années: à l'époque du Shah, les femmes n'étaient pas voilées, mais le taux d'illetrisme était bien plus important qu'il l'est aujourd'hui.

Evidemment au moment de la révolution, les choses ont été difficiles pour les femmes, cela n'est absolument pas contestable. Mais elles ont été également difficile pour les hommes: il faut se rappeller que le régime à peine installé a dût faire face à une guerre épuisante contre l'Irak, qui a décimé une grosse partie de sa jeunesse...



Par ailleurs, l'histoire a montré que tout régime révolutionnaire quelqu'il soit, une fois arrivé au pouvoir, a connu une phase de répression et de vigileance afin de consolider son assise.

Ce qui fût vrai pour la République Française, la révolution Jeune Turque, ou les pays communistes (au moment de l'arrivée du communisme, puis de la chute de celui-ci) fût aussi vrai en Iran.

Je ne prétend pas que c'est bien, je constate que c'est un phénomène qui n'est nullement inhérent à l'Islam. C'est le propre des révolutions.

Maintenant il faut aussi voir comment la situation de la femme s'est améliorée en Iran dans les années 90: il y a actuellement plus de femmes que d'hommes dans les universités Iraniennes, et de plus en plus elles accèdent à des postes à responsabilité. Par exemple, il y a plus de femmes médecins formées à l'université, que d'hommes... La société iranienne s'est largement ouvert aux femmes. Détruire ce pays à l'arme atomique fera-t'il progresser la situation de la femme plus vite?

Bien sûr, la culture de ce pays est différente de la nôtre: les femmes sont voilées, ils appliquent la chariah...

Sommes nous si persuadé de l'universalisme de notre système pour ne pas accepter de système alternatif au nôtre? Notre système est il si parfait?

Avant de condamner la chariah en Iran, ne devrait on pas déjà commencer par lutter contre la peine de mort ou les violences policières en Amérique? Ne devrait on pas lutter dans nos sociétés contre le racisme et ce ségrégationisme qui ne dit pas son nom?

En fait, je serais personnellement tout à fait prêt à écouter les objections de ceux qui critiquent la situation en Iran, si leurs intentions réelles n'étaient pas en fait de justifier une attaque de ce pays...

L'holocauste irakien: 2 millions et demi de morts en 15 ans, 10% de la population... L'Amérique modèle des droits de l'homme

Franchement, on a vu ce que les valeurs de démocratie américaines ont apporté en Irak depuis 4 ans: 1 million de morts. Un véritable génocide... Ajouter à cela les 1 million et demi de mort du à l'embargo, et les défenseurs des droits de l'homme, la bien pensance internationale porte la responsabilité de 2 millions et demi de morts en Irak ces quelques dernières années...

Et je vous rappelle qu'à la question: "est ce que ces centaines de milliers de bébés morts en Irak pour la 'démocratie' en valent le coup", Madeleine Albright, conseillère du Président Clinton à l'époque avait répondu: "Cela vaut le coup".


Je crois que les défenseurs des droits des enfants, les défenseurs des droits des femmes avaient là du grain à moudre dans leur soif de dénoncer les injustices...

On ne les a pas entendu...

En fait, il y a eu des réactions: d'éminents membres de l'ONU ont démissioné suite à ces propos. Bien entendu, on en a peu parlé... Pas d'émission sur Arte, TF1 ou M6.

Bon sang, il ne s'agissait pas d'une malheureuse pauvre fille condamnée à mort par pendaison (même si évidemment c'est intolérable).

Il s'agit de millions de morts...

Pas de réaction... Pas dix secondes au 20h de PPDA... On en parle pas, donc ça n'existe pas...

La population de l'Irak c'est à peu près 24 millions d'habitants... 10% ont perdu la vie depuis l'embargo et l'invasion...

Ramené à la France, c'est comme si depuis 1991 on avait eu 6 millions de morts de famine, de maladies non soignées, de bombes au phosphore, d'uranium appauvri...

C'est énorme, mais personne ne s'insurge.

Un tel drame est inimaginable pour nous occidentaux, c'est totalement acceptable pour les orientaux.

Et évidemment, pas question d'admettre qu'ils résistent...

En fin de compte, où nous mènent ces simagrées contre l'Iran?

Acceptera-t'on qu'ils subissent la même désolation que leurs voisins irakiens?

La subversion de l'Iran de l'intérieur

La mise à l'index des Gardiens de la Révolution a pour but d'isoler encore plus l'Iran de la scène internationale.

En effet, depuis la fin de la guerre contre l'Irak, le régime Iranien pour ne pas laisser des milliers de soldats d'élite dans le désoeuvrement, a largement ouvert ce corps au monde des affaires, publiques comme privées.

Un certain nombre de société iranienne sont donc de près ou de loin en rapport avec les Gardiens de la Révolution...

L'énergie et la fougue de ces jeunes combattants rescapés de la guerre a donc été orientée ces dernières années dans le monde des affaires et de la politique.

L'exemple de Mahmoud Ahmadinejad l'illustre bien: il s'est fait élire maire de Téhéran, puis Président de la République Islamique.


Or faire partie des listes terroristes américaines, vous coupe automatiquement de tout lien financier ou commercial avec les USA ou ses alliés.

C'est donc une grosse partie de l'économie iranienne qui risque d'en pâtir.

Pire encore: les mollahs avaient ouvert ce corps aux affaires afin d'éviter des troubles en interne, en occupant toute une génération rescapée de la guerre...

Si ceux-ci se trouvent désoeuvré, plongé dans le chômage et l'absence de perspective, il y a fort à parier que cela causera des troubles importants en Iran.

Aucune hypothèse n'est à écarter concernant l'Iran

Est-ce le but recherché par les américains?

Dans ce cas, cela privilégierait la piste d'un changement de régime à long terme à Téhéran... Long terme veut dire plusieurs années: les américanos-sionistes auront ils la patience d'attendre? D'autant que dans l'intervalle l'Iran pourrait accéder à la souveraineté nucléaire...

Dans ce cas l'hypothèse d'une prochaine attaque de l'Iran n'est pas à écarter...

Le but est peut être d'isoler totalement l'Iran sur les plans diplomatiques, financiers, et commerciaux, puis de lancer des bombardements, afin de forcer une révolution de l'intérieur...

Avec des psychopathes génocidaires comme Bush et Cheney, rien n'est à écarter, surtout pas le pire...

Histoire du complot américano-sioniste (Vidéo)

Je diffuse sur ce blog un documentaire excellent en deux parties déniché sur Daily, et qui retrace l'historique de la création d'Israël.

Ce documentaire apporte un éclairage intéressant sur la création de l'Etat d'Israël, et donne certains éléments d'information sur le pourquoi du comment.

Il rejoint un certain nombre de conclusions auxquelles j'avais aboutie au travers de mes lectures, ou plus simplement ou ouvrant un planisphère.

Bien entendu Israël a une position stratégique près de la Mer Rouge, du canal de Suez, en Méditerrannée...

La première conclusion à laquelle on puisse arriver alors est: Israël est instrumentalisé par les USA.

C'est la théorie qui fait d'Israël un porte avion des USA au Moyen-Orient...

Sauf que cette théorie ne tient pas la route totalement pour plusieurs raisons.

Primo, plutôt que d'être un facteur stabilisant le rôle des USA dans la région, on doit réaliser que c'est plutôt l'inverse. Les USA sont complètement discrédités par le soutien aveugle qu'ils apportent à Israël.

Il est fort possible qu'une certaine instabilité dans la région arrange les affaires américaines: en empêchant l'émergence d'un bloc régional fort et autonome arabomusulman, qui nécessairement à terme voudra renégocier les termes des accords pétroliers (sur lesquels est fondé le dollars depuis l'abandon de l'étalon Or sous Nixon).

Mais pour que les USA puissent tirer leur épingle du jeu des troubles dans la région, il aurait fallu que les troubles soient limités au niveau local, et que les USA gardent assez de recul en apparence dans ceux-ci pour apparaître comme des arbitres.

C'est le jeu diplomatique auquel se sont livrés les USA pendant des années: bien qu'étant en réalité très favorable à Israël dans les faits, ils n'en avaient pas moins réussi à garder un minimum d'estime de la part des arabes concernant leur bonne volonté d'arriver à une solution.

Depuis Bush II, le peu d'estime qu'avaient gardé les USA s'est envolé en fumée.

Bush II a complètement tombé le masque: les USA soutiennent et soutiendront inconditionnellement Israël, quel que soit ses actions... Bombardement du Liban, invasion de Gaza, attaque de l'Iran...

Même Clinton, qui avait été le président le plus manipulé par le lobby sioniste avant Bush II, avait réussi à garder un semblant de vernis de bonne volonté.

Or on sait que depuis au moins l'élection de Clinton (qui a été LE candidat du lobby aux élections présidentielles américaines de 92), l'AIPAC fait la pluie et le beau temps au Congrès et au sénat US.

Ils ont ruiné la carrière de tous les politiques qui leur avait déplu, c'est à dire non seulement ceux qui ont critiqué Israël, mais aussi ceux qui ne se sont pas assez prosterné devant eux.

Aujourd'hui, c'est particulièrement transparent dans le fait que tous les candidats à la présidentielle US, sont parti faire allégeance publiquement à l'AIPAC, et clamer leur soutien à Israël.

Qu'ils soient républicains ou démocrates, tous affichent un soutien inconditionnel à Israël.

Y compris dans leur volonté d'attaquer l'Iran...

Si donc au départ on peut imaginer une volonté des USA d'utiliser Israël à des fins stratégiques dans la région du Moyen-Orient, aujourd'hui il ne fait guère de doute que c'est Israël qui dirige les USA...

Au moment où Roger Garaudy s'exprime dans ce documentaire (1996) , l'hégémonie d'Israël sur la vie publique et politique aux USA, bien qu'importante, n'était pas aussi ouvertement dirigiste qu'aujourd'hui... Entre temps, les deux mandats Clinton, et les deux mandats Bush II seront venus éclaircir les choses de ce point de vue...






J'encourage les lecteurs à sauvegarder ces vidéos: bien qu'elles n'aient absolument rien d'illégal, on a tous en tête les effacements de fichiers unilatéraux décidés par Daily.

Tout ce qui critique Israël ne reste pas longtemps sur ce site (alors qu'il existe des tas de vidéos islamophobes ou racistes qui ne sont pas effacées).

Mon conseil: backup et upload des vidéos sur d'autres sites (Youtube, Google Videp, Kewego...) et surtout si vous voulez être sûr que vos vidéos ne seront pas effacées n'hésitez pas à les envoyer sur LesOgres.tv