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jeudi 6 septembre 2007

L'indifférence à la souffrance de l'autre, telle que les médias nous l'inculquent durant notre temps de cerveau disponible.



Je viens de lire ce triste billet sur le blog d'AJM. Il est question de ces sans papiers qu'on expulse dans la plus grande indifférence. Une non affaire pour les médias autant que les autorités, sans parler du public. Circulez.






Ces pauvres gens sont victimes de multiples injustices.

Outre que rien n'est fait par les autorités pour tenter de trouver une solution à leurs problèmes de logements, ils doivent aussi faire face à la passivité et l'indifférence des citoyens-téléspéctateurs.

Y compris des noirs et des arabes "intégrés".

En fait, ne disposant pas des relais dans les médias pour monter l'affaire en épingle et en faire quelque chose d'intolérable forçant une réaction publique, et ne disposant pas de relais parmi les autorités pour accélérer les dossiers de relogements, ces pauvres gens n'avaient aucune chance...

Au contraire: les médias nous conditionnent à accepter comme banal l'expulsion ou la mort de noirs par dizaines.


Les morts dans les incendies? C'est terrible mais que voulez-vous, ça ne fait que s'ajouter au bodycount.

Cela se passe chez nous en pleine capitale? Oui mais bon que voulez-vous, à force d'accepter toute la misère du monde...

Inutile de continuer à argumenter, on s'expose à faire bailler son interlocuteur au mieux, à l'irriter au pire.


Pourquoi se casseraient ils la tête sur le cas des sans papiers quand les médias ne disent pas de le faire? Où sont les Don Quichotte maintenant que la campagne des présidentielles est passée?

Après tout, ces mêmes médias nous ont tellement répétés que "chez les bougnoules, les niaks, ou les nègres, la vie humaine n'a pas la même valeur" que ça ne touche même plus le citoyentéléspectateur ces crémations ou ces expulsions.

Ben oui, regardez les niaks: les chinetoques exécutent les leurs par centaines chaque année, sans aucune forme de procès, les cambodgiens se génocident entre eux par millions, les viets tombent comme des mouches...

Les bougnoules se font sauter par wagons entiers rien que pour faire chier le monde civilisé, c'est vous dire ce qu'ils pensent de la vie humaine, de leur propre vie, et c'est connu, ils envoient leurs enfants en première ligne comme boucliers humains, forçant Tsahal à tuer des enfants malgré toutes leurs précautions pour éviter de les viser.

Quand aux négros, ils s'entretuent à la machette, et quand ils ont des armes lourdes on en parle même pas.




Je caricature à peine ce qu'on peut entendre au 20H ou dans les émissions de ce poujadiste de Calvi.

Bien sûr c'est pas dit comme ça (enfin parfois si carrément, ils osent, j'ai déjà entendu le "la vie humaine n'a pas la même valeur à leurs yeux, ils pensent pas comme nous"!!!). Mais c'est ce qui ressort dans la façon dont les sujets sont abordés: comme quelque chose de banal et d'anodin quand il s'agit de certains, comme quelque chose d'intolérable quand ça concerne certains autres.

Du coup, qu'est ce que ça peut faire que "l'autre" souffre, l'inférieur en fait tel qu'il est dépeint par les médias puisque sa vie compte moins qu'un ongle de pied des "nôtres" (comprenez les judéos-chrétiens, dans une très culottée prise en otage du monde chrétien par le seul état faciste au proche-orient, qui fait tout pour que ses problèmes propres, deviennent les problèmes de la terre entière: que d'autres payent à leur place, en dollars et en vies humaines. Mais je diverge à peine...).

Ho bien sûr, si j'avais PPDA ou Calvi en face de moi ils s'en défendraient et me feraient un procès...


Mais il suffit de faire un simple décompte: autour d'un million de morts irakiens depuis 2003, on en parle jamais... 3000 morts américains, tout le monde connait le nombre.

50 fois plus de morts chez les palestiniens que chez les israéliens...

Quand un civil palestinien tombe on passe rapidement sur l'info, c'est de l'autodéfense, ou des dommages collatéraux inévitables, quand un civil israélien se fait buter c'est un traumatisme mondial, et la preuve de la barbarie des arabes.

Haha, c'est marrant mais j'imagine déjà ceux qui implicitement font des hiérarchies dans la souffrance, m'accuser moi de faire des comparaisons sordides. Toujours cette hypocrisie.

Pourquoi tout ramener au problème israélo-palestinien me direz-vous? Parceque c'est le symbole du deux poids-deux mesures qu'on accepte implicitement quand il s'agit de la vie de ceux qu'on considère comme étant "des nôtres", par opposition à tous les autres.

Avant c'était l'Afrique du Sud de l'Apartheid qui occupait cette place. Cela avait fini par nous paraitre intolérable à tous dans le monde entier. Parceque les médias avaient fait leur travail.

Aujourd'hui il reste Israel. Mais les médias ne font pas le travail. Au contraire... Ils font tout pour faire passer les bourreaux pour les victimes.

Alors tant qu'on continuera à penser dans le fond, qu'une vie de noir ou de niak, ou de crouille vaut moins que la vie d'un seul bonc blanc, fût-il juif ou chrétien, rien ne changera.

Les médias ont développé au maximum notre seuil de tolérance à la misère quand il s'agit de pauvres gens de la mauvaise couleur ou de la mauvaise religion. Quand eux souffrent, on ne se sent pas vraiment concerné, et on peut accepter quasiment toutes les horreurs sans limites. D'ailleurs c'est très bien, nos alliés s'apprêtent à leur balancer des bombes atomiques dans leurs sales gueules (aux bougnoules iraniens plus précisemment, variante particulièrement virulante de bougnoule), donc autant qu'on se sente pas trop concernés par les morts et la souffrance de "ces gens-là".

Par contre, si un yankee, un israélien ou un européen tombe au cours d'une bonne petite ratonnade en Irak, ou en Afghanistan, c'est les représailles assurées et au centuple. Ben oui, c'est nous qu'on attaque, les bougnoules relèvent la tête! Intolérable, il faut frapper vite et fort comme disait Malek Boutih au sujet de la reconquête des territoires perdus de la république (Sarko peut remercier tous ces crétins de Dray-istes du PS qui lui ont pavé la voie en exagérant la situation dans les banlieues et en utilisant un vocabulaire guerrier).



Même Robert Ménard de Reporters Sans Frontières justifie la torture du régime Bush: soit disant si ça avait permis de sauver Daniel Pearl, alors oui, la torture des proches et de la famille des suspects se justifiait... Bref, ça veut tout dire: peu importe que la police pakistanaise ait torturé femmes, enfants, grands parents, la plupart innocents car totalement déconnectés des agissements clandestins de certains de leurs relatifs. Je me demande ce que dirait ce même Robert Ménard si le Hezbollah avait capturé et torturé les proches et la famille des soldats israéliens soupçonnés d'avoir tué des leurs. Evidemment ce serait un crime abominable.
Preuve que le deux poids deux mesures est profondément ancré dans l'inconscient.



Pourtant, quand il y a "sans frontières" dans une association, ça veut dire que c'est des gentils... Je comprend pas... D'habitude on voit des gentils médecins acheminer des sacs de riz aux pauvres africains affamés... Bon, il s'agissait de livrer les milices de tel ou tel chef de guerre allié, afin qu'il se serve des sacs de riz comme une monnaie d'échange: dans un pays ravagé par la famine le riz vaut plus cher que l'or. Raison pour laquelle Kouchner tenait souvent à décharger en personne les sacs de riz. Fallait pas se tromper de client à la livraison (en fait il s'agissait plus de Médecins du Monde, Médecins sans Frontières étant redevenue clean du point de vue des magouilles une fois qu'ils eurent foutu Kouchner dehors à coups de pompes dans le fion à la fin des années 70).

Enfin bref, ce coup de gueule là, je le passe parceque dans le fond, on doit tous s'interroger: vous, moi... On est tous victimes de cette façon de penser.

La preuve, quand les tours sont tombées le 11 septembre, on a été choqués sans commune mesure par rapport à nos réactions habituelles face à ce qui se passe quotidiennement en Afrique ou au Moyen-Orient.

Et ce, même de la part d'arabes ou d'africains: preuve qu'eux-mêmes en sont venus à inconsciemment s'habituer aux horreurs que les leurs subissent, tandis qu'il leur parait inimaginable que les "invincibles", les "intouchables" supérieurs américains puissent subir la moindre perte (encore que je sois persuadé à titre personnel que le 11/09 est une mascarade mais c'est une autre histoire).
Y a du boulot: première étape, jetez votre télé, et utilisez le temps de cerveau disponible gagné pour vous documenter et débattre sur le net, et vous forger vos propres opinions et pas celles de la télé.

mercredi 5 septembre 2007

La baudruche Redeker, exemple de la parfaite intox médiatique

Quelle harmonie des couleurs et quelle classe!


Je reproche souvent aux médias leur pouvoir déformant sur la réalité.

Par le simple choix de la ligne éditoriale, on peut purement et simplement effacer un fait de la conscience du monde...

L'exemple des crimes communistes, bien plus terribles que les crimes nazis dans leur ampleur et leur durée, en est un exemple... Le taux de survie dans certains goulags n'avaient rien à envier à celui d'Auschwitz. Pas besoin de gaz pour mourir: la malnutrition, la surchage de travail, les maladies s'en chargeaient.

Mais il est vrai que la morale post-moderne n'est pas bâtie sur la défaite du communisme, mais bien sur celle du nazisme, légitimant du même coup les crimes des vainqueurs, passés et à venir (il n'est qu'à voir l'enchainement ininterrompu de guerres directes ou larvées dans lesquels les USA ont été impliqués depuis la défaite du nazisme, pour se rendre compte que les sauveurs du nazisme n'avaient rien à envier aux nazis en terme de babarie et de domination: bombes atomiques, napalm, agent orange, bombes au phosphore et à fragmentation, uranium appauvrie... Le tout contre des populations généralement pauvres et faibles: amérique du sud, vietnam, irak de l'après embargo... La science au service du bien?).

Ainsi par la grâce des médias, une guerre horrible comme celle qui se déroule en ce moment en Irak passe presque pour une banale opération de police de l'armée américaine, où les coupables sont en fait ces sales barbares d'arabes qui s'entretuent comme des sauvages qu'ils sont, tandis que les américains tentent tant bien que mal d'éviter une guerre civile.

Quelle escroquerie!

A côté de ça, l'Iran pacifique et qui n'a pas déclenché de guerre depuis des siècles, qui n'aspire qu'au développement et à la souveraineté, est pointé du doigt comme étant l'incarnation du mal, l'ennemi qu'il faut détruire...

Quelle puissance ont les médias sur l'imaginaire, l'inconscient collectif!

On peut rendre sympathique la pire crapule, et provoquer l'aversion contre le plus honnête homme.

Sans parler du fait que les choses dont on ne parle purement et simplement pas dans les médias, n'existent pas.

A contrario, on peut rendre très réel des affaires parfaitement imaginaires.

C'est le cas de l'affaire Redeker.

Redeker: clown sinistre de l'islamophobie

Qu'est ce qu'on a dans cette affaire?

Un prof de philo comme il y en a tant, qui enseigne dans un lycée de la banlieue Toulousaine, et qui a la chance d'enseigner dans une école telle que l'ENAC.

Ce monsieur qui affirmait ne pas connaitre Claude Lanzmann avant que son affaire éclate, écrivait pourtant dans la revue que Lanzmann dirige, "Les temps modernes", et fait partie du comité de rédaction.

Profondément judéophile et sioniste, plus sioniste que le roi peut-on même dire quand on relit ses anciennes chroniques sur la shoah ou Israel, Redeker a voulu faire un coup médiatique dans la foulée de l'affaire des caricatures du prophète.

Il a donc balancé sa diatribe islamophobe dans le Figaro, qui s'excusera plus tard en prétendant l'avoir publié sans avoir relu. Quelle grosse blague! Aveu par l'absurde que ce texte a bien été publié dans un but inavoué.

Quelles ont été les réactions? Ce monsieur reçoit 2 menaces émanant d'individus isolés et parfaitement inoffensifs qui seront arrêtés par les médias...

Combien de juifs militants sionistes devrait on mettre en prison pour avoir menacer de mort et promis de brûler ou de faire exploser les théatres et leurs personnels qui auraient osé mettre en scène Dieudonné? La police est étonnamment peu scrupuleuse dans la poursuite de tels délits comme par hasard.

Gonflant à bloc ces pseudos menaces qui n'étaient pas crédibles, et devant la réticence du ministère de l'Education Nationale, et des autorités à s'emparer de son affaire, Redeker a pu compter sur ses nombreux soutiens autour de la revue des "temps modernes" (Lanzmann, BHL, Val et toute la brochette sioniste) pour lancer une véritable hystérie médiatique sans aucune commune mesure avec la réalité des menaces.

Il faut dire qu'en réalité, ce clown triste n'était pas soutenu car ceux qui le connaissent savent de quel genre de type il s'agit.

Ainsi il n'aura pu compter sur aucun soutien de sa hiérarchie et de ses collègues professeurs dans son lycée ou à l'ENAC. Au contraire, ceux-ci s'avéreront particulièrement diserts dans les médias, et ceux qui oseront s'exprimer carrément critiques (mais bien entendu ces critiques ont vite été étouffées médiatiquement, donc c'est comme si ça n'existait pas).

Vous pensez bien que ses collègues étaient les mieux placés pour savoir de quoi il en retournait. Ils le fréquentait depuis des lustres dans la salle des profs ou au lycée.

Même topo du côté de ses élèves.

Et bien entendu, même chose du côté du ministère, parfaitement informé par l'inspection académique et le rectorat de la réalité du bonhomme. Pas question de bouger pour un fumiste qui tente un coup.

Donc en fait, de quel soutien a pu bénéficier Redeker?

En fait du plus puissant de tous, et pourtant le plus minoritaire en nombre: il n'aura eu qu'à bénéficier du soutien des petites mais puissantes officines sionistes qui ont le pouvoir de lancer les médias à la charge, de créer des affaires, et au final de faire pression sur le gouvernement.

Car c'est ce qui s'est passé.

C'est bien BHL, Lanzmann, Val, la LICRA, SOS Racisme, et toutes les associations crypto-sionistes qui sous couvert de combattre le racisme et l'antisémitisme veillent avant tout à la promotion d'Israel et de son agenda du choc des civilisations, qui ont défendu Redeker.

Le gouvernement ne pouvait donc pas être accusé de ne rien faire, on a donc détaché une unité de gendarmerie pour s'occupper du gros séant de ce clown sinistre de Redeker.

Ce fat pouvait enfin jubiler: il avait ce qu'il voulait! Après tout il n'avait pas pris le risque de tomber son masque pour montrer son hideux visage, sans obtenir en échange de contrepartie!

Il était donc payé de son audace: escorte de gendarmerie, médiatisation, victimisation, stigmatisation de l'Islam intolérant...

Ses soutiens pousseront la mauvaise foi jusqu'à inventer une fatwa lancée soit disant par un imam sur Al Jazeera: en réalité il n'en est rien, interrogé sur Redeker dans une émission sur Al Jazeera, l'imam se contentera d'affirmer qu'il s'agit d'une sordire histoire sans intérêt.

Mais il l'a dit en arabe...

Du coup, cette manipulatrice islamophobe de Caroline Fourrest pourra "traduire" à sa sauce en prétendant qu'il s'agit d'une fatwa... Quelle connasse ais-je envie de dire!

A partir de là, il était urgent pour l'Education Nationale d'en finir avec cette histoire: un cadeau en or était fait à Redeker, une place au CNRS sans passer le concours, et même mieux, carrément une chaire et un labo de recherche... Ceux qui rament depuis des années en interne pour faire la même chose apprécieront... A la décharge de l'Educ nationale, il semble qu'il s'agisse plus d'un placard doré destiné à calmer l'appétit de Redeker et à ce qu'il les laisse enfin tranquille...

Mais Redeker est insatiable, il est trop gourmand: il profite de la rentrée pour demander plus, toujours plus!

Bientôt il exigera des milliards de réparation et une aide inconditionnelle des USA, suivant le modèle de ses maitres sionistes!

Bref, j'apprend sur le blog de mon ami AJM que Redeker exige le traitement du à son rang: il veut qu'on lui rende l'unité de gendarmerie qui lui cherchait les croissants tous les matins pendant des mois, et qu'on lui a retiré l'affaire s'étant calmé.

Il semble que Redeker, qui se dit menacé, mais qui se déplace pourtant partout dans les médias, et donc sans escorte, veuillent maximiser son exposition médiatique en demandant une foule de privilèges à vie. Son poste au CNRS ne lui suffit pas!

Sacré Redeker!

Décidemment je ne comprendrais jamais pourquoi ceux qui prétendent combattre l'antisémitisme sont souvent des islamophobes patentés!

Ces donneurs de leçons ne cessent de nous dire "plus jamais ça", "devoir de mémoire", mais apparemment ce devoir de mémoire est exclusivement réservé aux juifs... Puisqu'ils ne se privent pas de pratiquer exactement la même propagande dont ont été victimes les juifs dans les années 30, sauf que cette fois ils visent les musulmans. C'est le signe soit d'une grave pathologie mentale, soit d'une profonde hypocrisie, voir les deux.

P.S: le plus drôle dans l'histoire étant que si j'étais à la place de la NED/CIA qui paye abondamment pour exposer médiatiquement de telles baudruches islamophobes (ils sont derrière l'affaire des caricatures), pour concrétiser les menaces fantômes contre Redeker, à leur place, je lancerais une tentative de meurtre false flag.
C'est ainsi que Hariri et certains intellectuels libanais ont été assassinés, pour faire porter le chapeau à la Syrie.
C'est ainsi que Politkovskaia a été assassinée pour faire porter le chapeau à Poutine. C'est ainsi que Litvinenko a été assassiné aussi toujours dans le même but. Politkovskaia et Litvinenko étaient les amis de l'oligarque en exil Berezovsky... Ironiquement, ils se sont vraisemblablement fait tuer par leur mentor et protecteur, afin d'accuser Poutine.
Je souhaite que Redeker ne vivent pas une telle manipulation, il a beau être con, sa cuistrerie ne mérite que le mépris et pas plus.

mardi 4 septembre 2007

Philippe Val (aka "le cuistre") parle de liberté d'expression à l'université d'été du MEDEF

Sans doute récompensé pour avoir si bien détourné l'esprit et l'éthique du journal Charlie Hebdo (qu'il a usurpé de manière totalement amorale à son créateur Choron, ce qui fera l'objet d'un procès), Philippe Val a été "invité ($$$)" à parler de liberté d'expression à l'université du MEDEF.

Philippe Val, ce cuistre au cerveau de la taille d'une cacahuète (caricature dont il aura le culot d'affubler Dieudonné dans son journal, selon le principe de projection sioniste, consistant à accuser les autres de ses propres travers dans un renversement systématique de la morale), est donc pleinement récompensé de son soutien apporté à l'islamophobie rampante qui s'est emparé des médias.

En effet, pour le pouvoir néoconsioniste Charlie Hebdo est d'une valeur inestimable: avec sa caution gauchiste, et son lectorat en principe de gauche, il est censé pouvoir influencer une opinion généralement méfiante vis-à-vis du racisme.

Le tour de force de Val étant de réussir à faire passer son racisme pour une libre critique de la religion.

Je reviendrais éventuellement sur le fait que la promotion des clichés anti-musulmans de Philippe Val est bien du racisme, mais je peux résumer mon propos en quelques points:

Philippe Val et ses semblables (Kouchner, BHL, Gluksman, Redeker...) ont pour objectif le soutien inconditionnel et la promotion d'Israel, et notamment la justification à priori des actions belliqueuses de cet état raciste.

En conséquence, il est vital pour une certaine presse (en fait la quasi totalité des médias) d'implanter dans l'opinion publique, l'idée que tous les opposants à Israel sont des ennemis.

Pour cela, le moyen le plus simple est de faire appel au vieux fond raciste colonial qui perdure encore au 21ème siècle. Ce vieux fond avait tendance à disparaitre, on l'a notamment vu à la fin des années 90, mais cet oecuménisme ethnique a soudain pris fin en l'an 2000 lorsqu'Ariel Sharon a relancé l'intifada avec sa provocation sur l'esplanade des mosquées, et pire encore après la mascarade du 11 septembre.

Depuis, certains intellectuels utilisent à foison les vieux clichés les plus racistes: le péril maure, l'arabe sale et dangereux, voleur, violeur, voileur etc.

Périodiquement, les médias relancent une affaire islamophobe surgonflée, tronquent les faits, et entretiennent ainsi le danger des musulmans barbares dans l'inconscient collectif.

L'affaire Redeker succède ainsi à l'affaire des caricatures, qui succède à l'affaire du voile etc etc.

Quelques fois il y a de gros ratés, par exemple le bobard de Marie-Léonie, que les musulmans peuvent remercier infiniment car elle a servie de révélateur de l'appétit des médias pour tout ce qui peut susciter l'islamophobie. Elle leur avait servi sur un plateau une histoire qui concrétisaient tout le venin qu'ils propageaient depuis des années (elle avouera elle-même avoir choisie cette histoire parcequ'elle cadrait avec ce que renvoient les médias).

Mais lorsque raté il y a, point d'autocritique: les médias tournent la page et passent à autre chose... Et comme aurait dit Strauss Kahn ou Dray, je ne sais plus trop: "peu importe que cette histoire soit inventée, car elle illustre des faits qui arrivent quotidiennement dans certains quartiers" et bien s'il y a abondance de tels faits, envoyez les caméras et faites un sujet...

Je ne pense pas que Val, BHL ou Glusksmann aient dans le fond plus de haine contre les musulmans qu'ils n'en ont contre les chrétiens. Il ne s'agit que de politique dans le fond! Il s'agit d'attiser la haine des occidentaux pour concrétiser cette idée du choc des civilisations. Ils ne font que se servir des préjugés qui existent déjà en les réveillant et en les amplifiant.

Selon les besoins de l'époque, ce genre d'intellectuel peut s'avérer communiste, puis capitaliste, pro-chrétien, puis anti-chrétien... Seul l'opportunisme guide leurs actes. La meilleure illustration de cela est le mouvement néoconservateur: la plupart des figures les plus influentes de ce mouvement sont d'anciens trotskystes passés à l'extrème droite américaine. Le seul invariant: leur sionisme éternel.

Ainsi, je suis persuadé que Val sait très bien ce qu'il fait, et qu'il le fait par calcul et pas par haine primaire. D'ailleurs il suffit de lire ses éditos des années 90 et ceux d'aujourd'hui pour voir le changement de ton radical. Il y a des histoires de comptes numérotés en Suisse derrière...

Mais peu importe qu'il ne soit pas dans le fond viscéralement islamophobe, ou plutôt, c'est un avantage!

Un peu comme l'avocat qui s'il veut bien défendre son client ou une cause, ne doit pas s'impliquer émotionnellement, voir doit être complètement détaché s'il veut bâtir une stratégie de défense ou d'attaque forte.

Cela permet à Val de se défendre de toute islamophobie avec d'autant plus de crédibilité. En fait, peu importe qu'il croit à ce qu'il écrit ou pas, ce qui compte c'est que derrière, des âmes influentes gobent le tout et que ça fasse boule de neige.

D'où sa surexposition médiatique par rapport à la valeur du bonhomme...

Pour moi, Val n'est qu'une espèce de sous-Jean Roucas... Imaginez que Roucas devienne rédac'chef d'un journal gauchiste, vous croyez qu'on le prendrait au sérieux?

Bon Philippe Val a la chance pour lui d'avoir eu très peu de succès quand il était comique, en fait un succès confidentiel, donc il n'a pas une image d'humoriste qui lui colle aux fesses, ce qui lui permet de donner le change...

Il est donc régulièrement invité dans plusieurs émissions de télé où il donne son avis, généralement un avis creux et qui ne résisterait pas une minute en face d'un interlocuteur un peu avisé.

Mais peu importe puisque dans les émissions de débat d'aujourd'hui, il n'y a pas de contradicteur, mais toujours des gens qui sont d'accord sur tout (et on ose encore appeller ça des émissions de débat...).

Donc Val est récompensé et gagne aujourd'hui extrèmement bien sa vie:

- avec un journal dont il est le principal actionnaire (avec quelques "amis" très marqués à droite) et qui se vend à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires par semaine.

- avec son salaire exhorbitant de rédac'chef de Charlie (il s'est augmenté de manière indécente chaque année ces dernières années, tout en maintenant dans la précarité une batterie de stagiaires qui sont moins bien traités que des intermittents du spectacle)

- avec ses multiples interventions médiatiques monnayées en espèces sonnantes et trébuchantes

- avec la porte ouverte à toutes les "party" et tous les coktails des grands de ce monde, le yacht de Bolloré, et les vacances à l'oeil.

- avec ses comptes secrets dans des paradis fiscaux approvisionnés par la NED (National Endowment for Democracy: organisme obscur américain qui a pour but de semer la subversion dans les pays amis ou ennemis, en lançant notamment des campagnes de presse, comme l'affaire des caricatures du prophète). Bon, pour la NED c'est juste une forte suspicion bien sûr.

Ainsi donc Val parle de liberté d'expression à l'université du MEDEF...

Regardez et surtout écoutez:



Et regardez bien sa tête quand le bloggueur lui pose des questions... Pathétique!

En gros pour ceux qui ont pas la patience d'écouter:

Val: "la liberté d'expression c'est vachement bien et c'est vachement fragile alors vous comprenez moi on m'invite je viens pour en parler, parcequ'il faut en parler, et je savais même pas que c'était le MEDEF mais c'est pas grave parceque madame Parisot elle m'a appellée et que je pouvais pas refuser..."

Le bloggueur: "oui mais dans l'entreprise la liberté d'expression c'est généralement pas l'endroit"
Val: "ha ouais, c'est vrai mais bon, quand on est dans une entreprise c'est pas pareil, il faut respecter l'esprit, le projet, donc on ferme sa gueule ou on démissione".

"On ferme sa gueule ou on démissione": voilà ce qui résume la liberté d'expression selon Val.

On se réferera pour ça notamment aux multiples articles pointant la pratique de la censure par Val dans son journal.

Une caricature lui plait pas? Couic! Et à la porte de la caricaturiste subversif!

Un article ne plait pas? Couic! Et à la porte le journaliste subversif!

Un nom dans un article ne plait pas? Couic! On gomme les passages! L'article ou l'interview ne veut plus rien dire, mais c'est pas grave, de toutes façons le lecteur ne lis pas, et s'il lit il ne comprend pas!

Val, haaa Val!

L'incarnation de tout ce que la prétention, la cuistrerie, et en un mot la conneritude fait de plus beau!

Tout n'est pourtant pas morose: oui Philippe Val est l'illustration vivante que la liberté d'expression existe en France... Parceque laisser autant s'exprimer un tel crétin dans tous les médias, c'est vraiment une belle preuve de liberté d'expression!

mardi 28 août 2007

Bush, Sarkozy, Kouchner... inquiétantes convergences contre l'Iran

Lors de la rencontre "informelle" entre Bush et Sarkozy cet été pendant ses vacances à Wolfboro, je ne pouvais m'empêcher de m'inquiéter... C'est en effet durant ce genre de rencontres "informelles", bien plus que lors des meetings officiels, encore plus s'ils ont lieu à l'ONU, que les décisions mafieuses sur le sort du monde sont pris par ces fous qui prennent la planète en otage... Bush avait bien prévenu que l'Iran serait au menu des discussions...

Moi simple bloggueur lisant les dépêches AFP j'en étais prévenu... Alors quand j'ai entendu Kouchner prétendre par la suite qu'il n'avait pas été question d'Iran à cette entrevue à son humble avis, et que dans le fond il ne savait pas trop de quoi Sarko et Bush avaient parlé, mon inquiétude n'a fait qu'augmenter...

Bien entendu Kouchner mentait en affirmant ça, il est parfaitement dans le coup! Et il a encore eut la chutzpah d'ajouter que son voyage en Irak s'est fait à l'insu des USA! Un peu comme si Condoleeza Rice allait en Nouvelle Calédonie à l'insu de la France...

Bref, toutes ces dénégations n'ont pour but que de maquiller l'évidente concertation entre les pouvoirs français et américains, et de masquer l'évidente convergence de mauvais augure pour l'Iran... Elles ne trompent que celui qui boit les paroles du journal TV.

Récapitulons:

  1. une réunion à huis clos, donc totalement opaque, sans compte rendu officiel même bidon.
  2. la visite surprise de Kouchner en Irak.
  3. la déclaration de Sarkozy où il menace l'Iran de bombardement.

Remarques: cette réunion informelle Bush Sarko avait tout l'air d'un passage d'ordre entre un chef de la mafia et un de ses kapos. Les vacances de Sarko aux USA n'avaient que pour but de rencontrer Bush. Le reste est de l'attrape nigaud...

Comme cela aurait pu inquiéter l'opinion que Sarko aille rendre officiellement visite à Bush à peine élu, on a maquillé ça en rencontre fortuite au détour de vacances... Quel hasard! Deux chefs d'états qui passaient dans le coin et qui en profitent pour taper la causette... Bidon!

La visite surprise de Kouchner s'inscrit dans ce plan. Apparemment, il est parti remonter les bretelles à Maliki... Maliki ne doit pas être assez coopératif en vue d'une attaque sur l'Iran.

Ceux qui s'intéressent à l'Irak savent que diplomatiquement sur le terrain, les Iraniens ont bien plus d'influence que les américains. Or les américains s'ils veulent attaquer l'Iran ont besoin de sécuriser l'Irak... On peut comprendre le retrait des troupes britanniques de Bassohra de cette façon: si l'Iran est attaqué, les anglais ne tiennent certainement pas à rester sur place et à se prendre des missiles...

La visite surprise de Kouchner n'en est pas une contrairement à ce qu'il a pu affirmer. Premièrement les américains étaient au courant: l'Irak étant de fait une colonie américaine, je vois mal n'importe quel diplomate y mettre les pieds sans y avoir été convié. Si le gouvernement était réellement indépendant des américains, ça fait longtemps que les russes ou les chinois seraient venu nouer des accords.

Deuxièmement, le fait que la visite n'est pas été énoncé est une constante dans ce genre de déplacement: depuis que Wolfowitz avait failli se faire écrabouiller au lance roquette RPG en 2003 lors d'une conférence à Bagdad (je me souviens encore de sa tête morte de trouille), toutes les visites diplomatiques se font à l'improviste, sans prévenir, car trop risquées... La zone verte, la seule un peu sécurisé, représente l'équivalent de quelques quartiers centraux de paris... Un peu comme si seul le quartier des Halles était vraiment sûr...

Troisièmement, le fait que Kouchner appelle si rapidement au remplacement de Maliki juste après sa visite... Clairement, Kouchner est allé tenter de faire pression sur Maliki pour un soutien en vue d'attaquer l'Iran, ce qui est évidemment impossible pour un chiite irakien considérant les chiites iraniens comme des cousins. Si Kouchner viole toutes les règles de la démocratie pour aussi rapidement appeller à un remplacement, alors c'est qu'il y a urgence.

Il y a urgence car en agissant de la sorte, Kouchner avoue clairement que le gouvernement irakien est fantoche... Après tout, Monsieur Droit d'Ingérence montre là son vrai visage: son droit d'ingérence est tout sauf de la charité... Il s'agit bel et bien de colonialisme. Le plus vil. Ne pensez pas qu'il s'agisse de la maladresse de la part de Kouchner. Tout cela est calculé. Vraisemblablement, Maliki n'en a plus pour longtemps à la tête de son gouvernement fantoche... Et paradoxalement, si les américains veulent déclarer la guerre à l'Iran, le mieux qu'ils puissent faire est de mettre d'anciens baasistes partisans de la guerre contre l'Iran. Bref, le retour aux années Saddam... Cela montre à quel point les américains se sont empêtrés au Moyen-Orient.



Sarkozy est allé on ne peut plus loin dans ses déclarations... On a passé un cap important... Et il a bien précisé qu'il pesait ses mots... Il a clairement parlé de bombarder l'Iran.

Même Bush et Cheney ne l'avaient pas évoqué aussi clairement: ils avaient dit au pire "toutes les options sont sur la table", sous entendu y-compris militaires...

Mais là...

En fait ce que font les américains actuellement est très simple: ils se servent de la voix du pays le plus critique contre leur invasion de l'Irak, pour dire ce qu'eux-même n'osent pas dire: destitution de Maliki, et attaque de l'Iran.

Si ce sont les américains qui le disent, ça fait trop colonialiste, eux qui tentent de préserver les apparences de la démocratie en Irak et de la négociation en Iran.

Si ce sont les français, les plus farouches opposants à l'invasion de l'Irak qui le disent, alors du point de vue international, ça légitime à priori les futures magouilles américaines...

Sauf que nous on connait Sarko et Kouchner, on sait qu'ils étaient pour une attaque de l'Irak, et qu'ils sont pour une attaque de l'Iran...

En fait les USA sont en train d'utiliser la voix de la France comme un proxy pour justifier leurs propres futures magouilles...

Sachant que les USA sont également utilisés comme un proxy pour la politique israélienne au Moyen-Orient...

Finalement c'est Israel qui est en train de mener la danse en France et aux USA, avec ses agents infiltrés:

- Kouchner, cela fait bien longtemps que c'est un barbouzard collabo. Au Biafra, il a réussi à faire dégénérer une simple révolte en guerre civile, passant des 10 000 morts initiaux à plus de 2 millions de morts qu'il devrait avoir sur la conscience s'il en avait une.

- en Somalie, comme par hasard en plein interventionnisme américain on retrouve également Kouchner, qui se servait de ses sacs de riz comme d'une monnaie d'échange dans ce pays affamé... Les sacs de riz ont été livré aux mains des chefs de guerre, pas de la population... Dans des conditions pareilles, le riz ou l'or c'est la même chose, Kouchner aurait aussi bien pu livrer des dollars (il a avoué l'avoir fait au Biafra) ou des armes.

- au Kosovo, Kouchner a systématiquement couvert les trafics et crimes de l'UCK, notamment en se servant de son poste d'administrateur spécial de l'ONU (en fait il était l'équivalent d'un président dictateur général au Kosovo) pour arrêter des enquêtes sur certains trafics (drogue, femmes...).

- etc. ça c'est pour la partie connue de son pédigrée, il doit surement y avoir des tas d'autres affaires qui nous échappent.

- Sarkozy lui aussi peut être qualifié d'agent israélo-américain: chaque fois qu'il s'est retrouvé sans mandat officiel dans sa carrière, il en a profité pour voyager en Israel et aux USA, pour resserrer ses liens et trouver des soutiens. Il ne l'aurait pas fait si il n'avait pas pu trouver de soutien actif à sa carrière évidemment. Et il n'a jamais caché ses orientations (notamment son soutien à l'attaque du Liban en 2006 par Israel). Toutefois il est plus jeune que Kouchner, et à moins de casserolles barbouzardes visibles accroché à son derrière... Mais il a quand même été chef des barbouzards en tant que ministre de l'intérieur...

Aux USA l'emprise d'Israel dans la vie politique semble suffisamment évidente, surtout à travers l'AIPAC...

Donc finalement les choses semblent se concrétiser: attaque de l'Iran. Surement pour bientôt...

Si vraiment une attaque de ce genre a lieue, alors ça expliquerait des tas de choses, notamment le fait que les russes refusent finalement de livrer du combustible à la centrale de Busher... S'ils savent que la centrale sera détruite, autant éviter une catastrophe radioactive...

Par ailleurs, si les israéliens veulent être sûrs que les USA attaqueront l'Iran, le mieux pour eux est de le faire durant les derniers mois du mandat Bush-Cheney.

En effet, même si les démocrates leurs lèchent complètement le derrière, si les israéliens attendent les élections, alors ça repoussera de plusieurs mois une attaque: il faudra attendre la tenue des élections, la passation de pouvoir, et un président démocrate fraichement élu ne se jettera certainement pas dans une nouvelle guerre contre l'Iran dans sa première année de pouvoir, surtout s'il est question de retrait d'Irak... bref, même si les démocrates sont bien tenus en mains, une attaque contre l'Iran en se servant du prochain gouvernement, ne se ferait pas avant 2009. Donc la meilleure option pour les israéliens est d'envoyer Bush-Cheney faire le travail.

Vous me trouvez bien prompt à penser que ce sont les israéliens qui dirigent la politique US? Et bien pendant des années j'ai cru le contraire, que les israéliens dépendaient des USA... Mais vu comme les USA se sont précipités dans des guerres désastreuses (sur le plan financier, humain et politique) pour eux, et dont le seul bénéficiaire est Israel, je suis bien obligé de croire sur parole Ariel Sharon quand il a affirmé à la radio israélienne que l'amérique était entre les mains d'Israel et pas l'inverse...

De même il est évident que l'Iran n'est pas une menace pour les USA, ils n'ont rien à gagner à bombarder ce pays. Israel a tout à gagner... Si les USA se décidaient à lâcher Israel, ils pourraient parfaitement coopérer avec l'Iran et même sécuriser ce qui leur tient tant à coeur: le pétrole. Au lieu de ça, la puissance militaire et financière des USA est détournée par un petit pays tyrannique qui arrive à placer ses hommes à tous les échelons chez ses alliés, pour finalement en faire ses vassaux!

Une chose est sûre: si Sarkouchner sont les vassaux d'Israel, personnellement je n'accepterais pas d'aller verser mon sang dans leurs sales guerres.

Et même s'ils font sauter la Tour Eiffel et accusent les iraniens, je ne pense pas que les jeunes français soient aussi naïfs que les américains pour aller donner leur vie pour une cause dont les enjeux réels les dépassent totalement.

vendredi 24 août 2007

Du gaz toxique contre les SDF d'Argenteuil

Je viens d'apprendre cette histoire lamentable:

Le maire d'Argenteuil: champagne et sourire à cran d'arrêt pendant que les SDF sont chassés

le maire UMP d'Argenteuil, Georges Mothron, utilise du gaz toxique pour chasser les SDF du centre ville... Bravo! La droite décomplexée y a pas à dire, c'est du joli. Encore pire que le Karcher!

Voici quelques extraits de la dépêche AFP:

"La mairie utilisera ce produit si elle ne trouve aucune autre solution, notamment sociale, pour éloigner des SDF occupant une sortie de secours du centre commercial. Ils posent des problèmes de sécurité et gênent les riverains. C'est une solution triste dont on espère se passer", a expliqué à l'AFP Philippe Metezeau, premier adjoint au maire.
Belle hypocrisie. Il est vrai qu'il revient moins cher de vaporiser des produits toxiques que de bâtir et d'animer des centres d'accueil.

Selon plusieurs sources, la mairie a demandé en juillet à ses agents de la voirie d'asperger de répulsif les lieux de prédilection des SDF dans le centre-ville. Mais elle a essuyé un refus net des employés municipaux.

"Le carton de Malodore précisait que le produit était toxique et irritant, et qu'il ne fallait pas le respirer, alors, les agents ont décidé de ne pas le diffuser, car ils veulent bien +chasser des rats mais pas des SDF+", raconte un agent de la mairie sous couvert d'anonymat.

Ces employés sauvent l'honneur. C'est un devoir de désobéir quand on doit faire face à une telle connerie de la part des élus.

Suite à ce refus, une partie du répulsif a été donné à des agents d'entretien de la galerie marchande "Côté Seine", ce que reconnaît la mairie.

La direction de "Côté Seine" a précisé à l'AFP que ses employés avaient bien diffusé le répulsif au niveau des sorties de secours du centre commercial où les SDF ont leur habitudes.

Malheureusement les employés du privé ont pas forcément autant de latitude que les fonctionnaires pour dire non... Belle publicité pour la galerie marchande...

Secrétaire nationale à l'égalité des chances du PS et candidat aux législatives à Argenteuil en juin, Faouzi Lamdaoui a dénoncé à l'AFP la "scandaleuse chasse au pauvres" du maire et "des moyens contraires à la dignité humaine".

Il ne manquait plus que l'intervention de ces hypocrites du PS... Lamdaoui, sans doute un nouveau Malek Boutih... Bon, il faut dire que l'affaire est tellement bien formattée pour plaire aux médias que l'occasion était trop belle...

Voilà à quoi en est réduit la politique française aujourd'hui:

- une droite décomplexée qui parle de karcher et utilise des gaz contre les pauvres...

- une gauche hypocrite qui ne défend les pauvres que lorsqu'il y a présence de caméras (maintenant que les élections sont passées, je peux vous parier qu'on entendra pas parler du canal saint martin cet hiver... toute cette mascarade n'aura servie à rien, sauf à faire mousser certaine personalité et tenter de crédibiliser la gauche... manque de pot pour elle, Sarko a bien senti venir le truc et à reloger tout le monde... enfin, tout ceux du canal, les autres pauvres peuvent toujours crever!).

jeudi 23 août 2007

Des policiers français traités comme des... sans papier, par la police guinéenne!

C'est tellement risible que je ne résiste pas à citer une dépêche de Reuters:

Six policiers français ont été molestés le 16 août, à leur descente d'avion à
Conakry, en Guinée, où ils escortaient deux sans-papiers, un incident qui
suscite l'émotion des syndicats de police.


"En arrivant sur place, les deux hommes se sont rebellés et les six
fonctionnaires qui les reconduisaient ont été pris à partie par les deux
reconduits mais également par la population"


Il a ajouté que des membres des forces de l'ordre guinéennes étaient intervenus
en faveur de leurs ressortissants. "Ils ont été jusqu'à tabasser les
fonctionnaires de chez nous. Tout ça sous le regard d'un de leurs responsables"


Dans un rapport remis à sa hiérarchie et dont Reuters a obtenu copie, un
brigadier français raconte avoir été insulté lors de cet incident à Conakry dans
le bureau d'un commissaire par un policier guinéen en tenue.




Je vous encourage à aller lire la dépêche originale pour vous rendre compte
du degré de désinformation de la presse: à aucune moment l'attitude des policiers français n'est remis en cause.

Ces "sauvages" de nègres leur sont bien évidemment tombé dessus par pure haine, sans raison, y compris leurs flics (comment de tels sauvages peuvent ils d'ailleurs avoir une police?).

C'est risible tellement les ficelles de la presse Sarkozyste sont grosses!

La première conclusion qui vient à l'esprit: les policiers français se sont crus chez eux en Guinée (ils ont peut être oublié que la colonisation est terminée?).

Ils ont pris leurs aises avec les déportés (cessons l'hypocritement correct) et bien entendu la police guinéenne est intervenue pour assurer la sécurité de ses citoyens.

Et oui chers policiers français: une fois sur le sol guinéen, vous ne représentiez plus les forces de l'ordre, et les sans papiers étaient chez eux, légalement, et c'est à la police guinéenne de protéger ses citoyens, et que doit faire la police lorsque des étrangers molestent et insulte un citoyen?

Espérons que ça calmera un peu certains policiers trop zélés dans leurs excès, et que cela serve de leçon au gouvernement Sarkozy: on ne fait pas la loi chez les autres, fussent ils noirs!

jeudi 16 août 2007

Israël, architecte du chaos au Moyen-Orient.


A qui profite le crime?

Cette question simple, est la question de base que se pose tout enquêteur qui enquête sur un crime.

Si on regarde la situation catastrophique au Moyen-Orient, la réponse est simple: depuis 48, le seul pays à avoir tiré profit du chaos chez ses voisins est Israël.

Les dangers potentiels pour Israël depuis 48, l'époque gagnant-gagnant entre Israël et les USA

Sans vouloir faire un cours exhaustif sur tous les troubles qui ont agité la région, revenons sur quelques menaces qu'Israël s'est employé à neutraliser depuis 48.

Egypte, Liban, Syrie

Géographiquement, les menaces immédiates sur son territoire étaient représentées par principalement l'Egypte, et dans une moindre mesure la Syrie et le Liban.

Après quelques guerres avec ses voisins, qu'Israël prétend crânement avoir gagné grâce à son seul génie militaire, mais qui en réalité ont surtout été gagnées grâce aux renseignements fournis par les espions (Israël pouvait bénéficier du renseignement non seulement de ses propres espions parfaitement infiltrés dans le monde arabe, mais aussi grâce à leurs contacts au sein du KGB, de la CIA et dans les principaux services secrets étrangers), ou les avions de reconnaissance américains (avant que les satellites espions ne se généralisent).


Ces renseignements expliquent notamment les retournements spectaculaires de situation dont a parfois sût faire preuve Israël.

Quoiqu'il en soit, après ces guerres présentées comme déloyales (les fables voudraient faire croire qu'un Israël isolé était attaqué par une coalition de pays arabes surpuissants, alors que dans les faits Israël bénéficiait des armes et de l'intelligence de tous ses relais diplomatiques dans le monde occidental tant qu'oriental... en fait les cocus furent les arabes dans l'histoire), Israël a su neutraliser son principal souci dans la région: l'Egypte.

Depuis les accords de Camp David, l'Egypte arrosée par la manne des milliards de Dollars d'aide américaine, a cessé d'être une menace pour Israël.

Quand au Liban, Israël et les ennemis de ce pays, ont toujours sût tirer parti des différences religieuses et communautaires afin d'y stimuler le poison de la discorde et l'horreur de la guerre civile.

Quand à la Syrie, isolée dès lors, il devenait dangereux tant sur le plan militaire que sur le plan intérieur de déclarer seul la guerre à Israël (la Syrie est le pendant symétrique de l'Irak de Saddam, sauf que c'est ici une minorité chiite qui gouverne une majorité sunnite... En toute laïcité bien sûr, puisque comme chez Saddam, le parti Baas Syrien est laïc, ce qui garantit notamment une représentation gouvernementale aux différentes factions religieuses du pays).

Iran et Irak

Restait alors à Israël pour avoir les mains libres, à éliminer les deux plus grand danger pour elle dans la région: l'Iran et l'Irak.

Ces deux pays, au territoire immense, à la démographie généreuse, et au potentiel pétrolier important, disposaient de tous les atouts pour se développer à vitesse fulgurante.

Qui plus est, l'union d'un Irak à majorité chiite, avec un Iran également à majorité chiite, aurait pu permettre l'émergence d'un bloc communautaire homogène, puissant grâce aux revenus pétroliers, avec une démographie avoisinant les 100 millions de personnes...

De quoi faire frémir un Israël d'à peine plus de 6 millions de juifs.

Du côté de l'Iran, l'assassinat du premier ministre Mossadegh, et la mise en place du Shah d'Iran, véritable marionnette dans les mains anglosaxonnes (donc Israéliennes, car les milieux d'affaires qui dirigent le monde anglosaxon ont toujours entretenus des liens étroits avec Israël, que ce soit le monde de la finance, celui du pétrole, ou le lobby militaro-industriel) a permis à Israël de considérer la situation comme favorable en Iran.

Du côté de l'Irak, la situation a été un peu plus troublée: pendant des années, le pouvoir a changé de mains au cours de putsch, et de contre putsch, jusqu'à ce que la situation se stabilise dans les années 70: durant toute cette période, l'enjeu avait été la nationalisation du pétrole.

Le pouvoir irakien en acceptant finalement de partager son pétrole entre russes et américains, n'en gardant qu'une petite part pour son développement, avait finalement réussi à contenter les puissances occidentales.

En Iran, comme en Irak, tous les efforts ont été fait à cette période pour laïciser le pays, faire reculer l'islamisme potentiellement dangereux pour Israël, et occidentaliser les populations...

Néanmoins, même les marionnettes font des rêves parfois...

Il semble qu'à partir du milieu des années 70, le rêve du Shah d'Iran de finalement oeuvrer au développement et à la modernisation de son pays, ait été mal perçu par les puissances tutélaires... Cela impliquait une renégociation des termes des contrats pétroliers...

Comme le comble de la tyrannie est d'instrumentaliser son pire ennemi (et dans le genre Sarkozy est en train de donner une leçon à son opposition en laminant totalement la crédibilité du PS, pardon pour la digression), les amis anglo-saxons du Shah avaient bien pris soin durant cette période de ne pas éliminer Khomeiny, ce qui leur aurait été facile.

En fait, celui-ci avait trouvé un asile officieux en France, en région parisienne (Neaufles-le-Château).

Un opposant, si difficile à manipuler soit il, peut parfois s'avérer utile...

Il semble qu'après les manifestations monstres contre le régime du Shah d'Iran, la grande crainte des anglo-saxons (donc des Israéliens), était qu'un régime authentiquement démocratique voit le jour en Iran: le Shah avait promis d'ouvrir le pays à la démocratie...

Vraie ou fausse promesse, quoiqu'il en soit, devant la menace les américains ont préféré jouer la stratégie du pire... Le terreau du pays était favorable à une révolution islamique... Le retour de Khomeiny en Iran a permis celle-ci.

Comme par enchantement, au même moment en Irak, Saddam Hussein prend la tête du pays.

Avec un ordre de mission: faire la guerre à l'Iran.

Les choses sont présentées de façon très tentantes à Saddam Hussein: les partages impérialistes des frontières de la région à la chute du régime Ottoman, ont bien pris soin de se ménager des zones contestées afin d'être utilisées comme foyer de troubles potentiels au cas où on en aurait besoin plus tard.

C'est ainsi que des régions pétrolières ont été retirées d'Irak, pour soit en faire un territoire Iranien (la région du Chaat-Al-Arab) soit en faire un territoire autonome (le Koweit).

Evidemment, dès sa partition l'Irak n'a cessé de réclamer la souveraineté sur ces régions, c'était même devenu un enjeu national à l'époque du Baasisme nationaliste.

Les "amis" anglo-saxons (donc israéliens) de Saddam lui soufflent donc l'idée suivante: l'Iran est plongé dans les affres de la révolution, le régime est fraîchement et faiblement implanté.

Dans ces conditions, une guerre rapide pour récupérer le Chaat-Al-Arab pétrolier devrait être facile à entreprendre.

Le prestige de Saddam serait alors exceptionnel en Irak et dans le monde arabe...

Toutes les armes et les conseils stratégiques seront fournis par ses amis occidentaux...


Saddam, homme de main des américains à l'époque (ses grands amis) décide de pactiser avec le diable, et attaque l'Iran.

En fait, l'attaque de l'Iran au lieu d'être une guerre rapide, et de faire s'effondrer le régime de Khomeiny, se transforme en guerre de positions sans limite de durée ni d'horreurs, et permet à Khomeiny, en instaurant l'état d'urgence et en envoyant la jeunesse au front, de considérablement renforcer son pouvoir. D'autant que l'issue de la guerre, globalement favorable aux iraniens si on fait abstractions des pertes en vies humaines, a conféré un certain prestige au régime.

Les anglosaxons fournissent donc en fait des armes aux deux parties (comme on s'en rendra compte dans le scandale Iran-Contra, où les américains faisaient passer des armes à l'Iran via Israel).

Henri Kissinger avait d'ailleurs déclaré à cette époque que le but des américains étaient qu'ils s'entretuent le plus longtemps possible.


A cette époque là, non seulement les israéliens, mais les anglosaxons y trouvaient leur compte.

Ils vendaient des tas d'armes dans la région, et en empêchant l'émergence d'un bloc géopolitique cohérent, ils pouvaient continuer à fixer les prix du pétrole...

Pendant ce temps Israël était débarassé de la principale menace pour sa sécurité et avait donc les mains libres pour envahir le Liban...

Israël a toujours su tirer profit des troubles parmi ses voisins: guerre Iran Irak, guerre civile au Liban...

Autant de drames dont Israël a su tirer parti.

Au contraire, c'était dans les périodes les plus paisibles pour ses voisins qu'Israël s'est abstenu d'intervenir, ou a dut se résigner à être chassé.

Par exemple, c'est dans un Moyen-Orient relativement stabilisé au milieu des années 90 qu'Israël a du se résigner à quitter le Liban (non sans au préalable avoir pompé les nappes fréatiques, et avoir ratissé une énorme part des terres arables du Sud-Liban, emportée vers Israël, en laissant des champs de cailloux derrière elle).

En effet à cette époque, la Syrie avait récupéré une présence militaire au Liban, l'Iran avait signé la paix avec l'Irak, qui de son côté souffrait en silence de l'embargo imposé par l'ONU.

A contrario, on a vu qu'Israël a entrepris sa nouvelle attaque du Liban au moment où le chaos régnait de nouveau en Irak, et que l'Iran était sous pression et ne pouvait intervenir sans se faire atomiser par les forces américaines (qui ne devaient attendre que ça).

L'opération Tempête du Désert


La fin de la guerre Iran Irak posait de gros problèmes à Israël...

Bien que ruinés par les dettes de guerre, les deux géants régionaux allaient pouvoir reprendre le cours de leur développement.

C'est alors qu'un deuxième piège a été tendu à Saddam Hussein...

Il avait précipité la ruine de son pays en tentant de récupérer le Chaat-Al-Arab, que les anglosaxons l'avait encouragé à annexer.

Il allait achever de ruiner son pays et son peuple, en cédant à la tentation d'annexer le Koweit.

Tout a été mis en oeuvre pour le pousser à le faire à l'époque. Le Koweit faisait délibéremment baisser les prix du pétrole, en surproduisant malgré ses limites de quota fixés par l'OPEP.

Or l'Irak avait besoin de prix du pétrole stables pour rembourser sa dette de guerre... Une bataille diplomatique a fait rage pendant des mois, prenant le monde arabe à témoin.

Finalement, les américains donnèrent leur feu vert à une invasion du Koweit par l'Irak: ils n'interviendraient pas... Saddam tombe dans le piège, on connait la suite...

Devant ces erreurs répétées on peut d'ailleurs se demander si Saddam a agit par pure anerie, ou s'il n'était pas un agent déguisé des américains dont la mission était de ruiner jusqu'au bout son pays.

Car quand on regarde les évènnements, malgré le culte qu'il a créé autour de lui, Saddam a tout de même été une calamité pour l'Irak et les Irakiens (sans parler de l'Iran et des Iraniens).

Un véritable traquenard se met en place: la communauté internationale comme un seul homme condamne et exige le retrait de Saddam du Koweit.

On fait semblant d'essayer de trouver une solution pacifique...

Mais celui qui n'était pas assourdi par le bruit diplomatique trompeur, pouvait facilement voir que les USA étaient en train de déployer un contingent impressionant dans la région, sûrement pas pour intimider simplement Saddam.

D'ailleurs on peut faire le parallèle avec le déploiement actuel de troupes, de portes avions et de sous-marins au large de l'Iran...

A ce niveau, ce n'est plus simplement pour faire peur: ça coûte tellement d'argent, qu'il va bien falloir utiliser tout cet arsenal à quelque chose...

Dans le jeu diplomatique destiné à tromper Saddam sur un règlement pacifique, Mitterand jouera le plus grand rôle de Judas. Il lui aura fait croire jusqu'au bout qu'une solution diplomatique serait acceptée par les américains, alors qu'en sous main il savait l'attaque irrémédiable.

Les vrais objectifs de l'opération Tempête du Désert

En effet, le but des américains (donc des Israéliens), n'était pas un simple retrait du Koweit.

Saddam avait été poussé à cette faute, pour avoir un prétexte afin de bombarder son pays.

Les américains, et encore plus les israéliens, ne pouvaient tolérer dans la région un pays développé, moderne, doté d'une élite scientifique et nucléaire, et de tout le nécessaire pour devenir une grande puissance régionale.

Un peu la situation actuelle de l'Iran en somme (ceci explique cela).

Il fallait donc non seulement réduire à néant le potentiel militaire de l'Irak, mais surtout réduire à néant toutes ses infrastructures civiles.



Saddam aurait du s'en douter, et se retirer sans condition du Koweit. Soit il n'a pas été clairvoyant, soit il a été complice, ou plus bêtement, trop orgueilleux.

C'est ainsi que en se trompant sur les enjeux réels de la guerre, Saddam Hussein a tenté de négocier honorablement pour lui un retrait du Koweit.

En fait, il était prêt à lacher le Koweit, d'ailleurs la preuve, les irakiens ne se sont pas battus pour garder ce territoire.

Après le déclenchement de l'opération Tempête du Désert, ils ont rapidement lâché leurs positions et se sont retranchés en Irak.

C'est alors que la destruction de toute l'infrastructure civile de l'Irak a commencé: ponts, routes, hopitaux, usines de médicaments, usines de traitement de l'eau...

L'Irak est retourné à l'âge de pierre.

C'est d'ailleurs parcequ'il avait pleinement compris les objectifs réels de l'opération, et qu'il avait réalisé la duplicité de la diplomatie de Mitterand, que Chevènnement démissionera de son poste de Ministre de la Défense.

Puis l'embargo est venu définitivement enterrer tout espoir de redressement de l'Irak...

Et enfin pour achever la ruine et la malédiction de ce pays: l'invasion de 2003.

Les gagnants de l'Opération Tempête du Désert: Israël qui peut respirer, l'Irak est pas prêt de lui poser problème avant un bon bout de temps.

Et les USA:

- la guerre est payée par la communautée internationale... Les USA en profitent pour tirer autant de missiles qu'ils le peuvent (plus ils dépensaient de munitions, plus ça leur rapportait d'argent). C'est ainsi que les 3 premiers jours de la guerre, un tonnage de bombes supérieur à la somme totale de toutes les bombes utilisées pendant la seconde guerre mondiale par tous les belligérants, fût déversé sur l'Irak. Cela parait fou, mais c'est la même chose aujourd'hui: le lobby militaro industriel pousse à utiliser le maximum de munitions, quitte à tirer dans le désert.

- ils ont pu ensuite vendre des tonnes d'armes aux pays du Golfe et relancer la croissance économique de leur pays, entrainant également Israël dans la croissance (nouvelles technologies et technologie militaire).

C'était l'époque de l'ère gagnant-gagnant pour Israël et les USA... Tout le monde était content.

Notons au passage que l'opération Tempête du Désert a été menée par Norman Schwartzkopf ("tête noire" en Yiddish), dont le père avait mené l'opération de renversement de Mossadegh en Iran, qui s'était soldé par l'assassinat de celui-ci (l'opération Ajax).



L'ère gagnant-perdant pour Israël et les USA

Mais depuis les choses ont changé: l'administration Clinton a donné une place sans précédent aux partisans d'Israël dans son administration. Les sionistes américains (juifs ou chrétiens), en ont profité pour assoir encore plus leur assise et leur rôle de juge et d'arbitre de la vie politique américaine...

A partir de là, le jeu gagnant-gagnant a cessé de fonctionner dans les relations Israël USA... La gourmandise et l'arrogance d'Israël est devenue trop grande...

On ne s'étendra pas sur les calamiteuses négociations de paix menées par Clinton, pour pourrir tout espoir d'accord entre Palestiniens et Israéliens.

Américains et israéliens en rejettent la faute sur les palestiniens à coup de bourrage de crâne médiatique, mais la vérité est que Clinton obéissait aveuglément au pouvoir Israélien en place.

Si le pouvoir Israélien était prêt à un accord, alors il suivait, si ce même pouvoir voulait torpiller cet accord, alors il suivait aussi.

C'est ainsi que suivant les divers gouvernements israéliens qui se sont succédés (Rabin, Nethanyhu, Barak...) le son de cloche de Bill Clinton s'est adapté.

Par la même occasion la côte de l'Amérique dans les pays arabes n'a fait que se dégrader...

Car même à l'époque de l'opération Tempête du Désert, les américains avaient pris soin de paraitre plus ou moins neutres à l'égard des arabes, en négociant la participation de ceux-ci au sein de la coalition, et en demandant à Israël de ne pas intervenir.

Avec Clinton, l'Amérique apparaissait de plus en plus comme prisonnière des lobbies Israéliens, en s'embarassant de moins en moins à sauver les apparences.



Avec Bush II, les choses ont encore empirées...




La calamiteuse invasion de l'Irak:
le prix en dollars, en hommes, en prestige payé intégralement par les USA et leurs caniches

Profitant des attentats du 11 septembre et après une campagne de propagande qui ne trompe personne, les USA envahissent l'Irak.

Les lobbies israéliens aux USA ont déployé toute leur énergie pour pousser l'Amérique dans la guerre.

Mais les mensonges étaient tellement énormes que la communauté internationale n'a pas suivi.

Cette fois, c'est donc l'Amérique qui allait devoir payer la note: en dollars, en vies humaines de soldats américains (celles des irakiens n'ont jamais compté), et en prestige.

Les caniches aussi ont payé: combien d'hommes politiques ont ruiné leur carrière pour avoir obéit à Bush, qui lui même obéissait aux lobbies?

Quelle puissance est assez forte pour imposer une guerre inutile et ruineuse à un pays aussi puissant que l'Amérique?

Bush sera-t'il le Saddam américain, qui aura entrainé son pays dans tous les bourbiers, ruiné son économie et son image?

Saddam aussi pensait que la guerre contre l'Iran serait rapide, facile et juteuse... Comme Bush le croyait au sujet de l'invasion de l'Irak...

Saddam aussi pensait se refaire une réputation en annexant le Koweit... Comme Bush peut être en attaquant l'Iran...

Une chose est claire avec cette invasion de l'Irak: les seuls gagnants sont les israéliens.

Les américains n'ont rien gagner dans cette guerre.

Ils avaient plus ou moins acquis le rôle de gendarme du monde sous Bush I et Clinton.

Ils passent pour des fous dangereux aujourd'hui.

Tous les politiques qui suivent tête baissée voient leur carrière ruinée: il suffit de regarder la liste des fusibles qui ont démissioné dans l'entourage de Bush et qui ont du regagner la vie civile marqué du sceau de l'infâmie.

Jamais une administration n'avait fait sauter autant de fusibles, et à aussi haut niveau... A tel point que Bush et Cheney ressemblent eux aussi à des fusibles... Mais qui gouverne l'Amérique dans ce cas?

Il suffit de regarder la trajectoire de Blair, qui est passé du statut de premier ministre le plus populaire, à celui du plus méprisé pour se rendre compte que les lobbies entrainent dans la honte les hommes censément les plus puissants du monde...

Bush et Cheney eux-mêmes persistent dans la ruine de leur image, comme si eux aussi n'étaient que des fusibles qui obéissaient à une puissance supérieure.

Quitte à ruiner, leur pays, envoyer leur jeunesse à la mort, ruiner leur carrière et leur image...

Tout ça uniquement au profit d'un seul pays: Israël.

Combien de temps vont ils tenir?

Mais non content de l'aventure calamiteuse en Irak, les américains s'apprêtent à réitérer l'aventure en Iran...

Nul doute que ce sera alors la ruine définitive de la crédibilité américaine, le durcissement des tensions entre les USA, la Russie et la Chine, et le retour à une nouvelle course aux armements.

Sans parler des risques pour l'économie américaine...

Si les premières guerres du Golfe avaient stimulé l'économie US (guerre Iran-Irak, puis tempête du désert), les dernières sont en train de la ruiner...

Les USA seront ils utilisés jusqu'au dernier dollars, dans des guerres qui ne les concernent pas?

On dirait bien, et même la perspective d'une administration démocrate n'y changera rien... Ils sont tout autant corrompus que Bush...

Les menaces sur l'Iran

En effet, les menaces sur l'Iran sont totalement stériles pour les américains. Bush a t'il été persuadé qu'en attaquant l'Iran il allait améliorer la situation en Irak?

Politiquement, ce serait une calamité, notamment dans les relations avec la Russie et la Chine.

Militairement, une invasion n'est pas envisageable: comment les USA auraient ils les moyens de couvrir et l'Iran, et l'Irak, quand ils n'arrivent pas à sécuriser plus de 20km² en Irak?

Reste les bombardements et la ruine de l'Iran, de manière comparable à celle de l'Irak en 91.

C'est envisageable, mais cela embrasera alors toute la région Iran-Irak, et les premières victimes seront les américains stationnés en Irak, qui seront les principales cibles...

De plus, à moins d'inventer un prétexte extraordinaire pour tromper la communauté internationale, une fois de plus tous les frais seront à la charge du contribuable américain...

Les seuls qui ont intérêt à faire des territoires de l'Iran et de l'Irak des champs de ruines habités par des populations affamées qui s'entretuent pour des miettes de pouvoir, ce sont les israéliens.

D'autant plus si ce sont les américains qui payent en vies humaines et en dollars.

Transformer ces immenses territoires en champs de ruines, et renvoyer ses habitants à l'âge de pierre, permettrait à Israël d'être tranquille pour au moins 20 ans.

D'ici là, ils peuvent espérer mettre en place des régimes favorables dans ces pays... Et au pire si dans 20 ans un régime autonome émerge dans ces pays, il sera de toutes façons trop faible pour tenir et il pourra être subverti à son tour...


Conclusion

A la question à qui profite le crime, on aurait pu répondre pendant longtemps: d'abord aux anglo-saxons, et accessoirement aux israéliens.

Cela permettait de considérer la théorie selon laquelle Israël est instrumentalisé par les américains dans la région.

Mais aujourd'hui, la réponse a changé. Les derniers a en profiter ce sont les anglo-saxons...

Si Israël était vraiment le porte avion des américains dans la région, alors ce seraient des soldats israéliens que l'Amérique irait faire mourir pour ses intérêts.

Or on assiste à la situation inverse.

Force est de constater que c'est Israël qui tire le seul profit de la situation catastrophique actuelle au Moyen-Orient.

Aujourd'hui, contrairement à ce que prétend Noam Chomsky, on peut donc dire que c'est la queue qui agite le chien...



P.S: je n'ai pas abordé le rôle de l'Arabie Saoudite dans cette affaire. L'Arabie Saoudite est le plus puissant allié des USA dans la région avec Israël, et son rôle dans les troubles régionaux lui ont coûté la sympathie et la légitimité auprès des musulmans. Peu importe les luttes intestines qu'il peut y avoir au sein du pouvoir Saoudien par rapport à la question de l'alignement sur les USA (donc sur Israël), les Saoudiens apparaissent comme complètement discrédités, voir presque comme une puissance occupante qui usurpe la gestion des lieux saints...